En toute franchise je n'avais pas prêté attention à ce concert à cause de l'intitulé "les femmes s'en mêlent". Perso, le féminisme n'est pas mon combat, je peux comprendre (enfin je crois) que certaines y tiennent mais non merci, je préfère fustiger les magouilles politico-financières et dépenses publiques d'élus intéressés ici et là.
Toujours est-il que mercredi, je tombe sur un article de Télérama. Jessie Evans s'en mêle, la "punkette-vamp californienne" qui vit à Berlin. Haha voilà qui est intrigant. L'article lu et quelques vidéos plus tard, je sais ce que je fais de mon vendredi soir.
J'ai raté un peu la moitié du concert de Jesca Hoops qui ouvrait le bal. Chansons folks mélodieuses. Très calme en comparaison de sa bondissante consoeur, néanmoins touchante et non dénuée de présence. Elle chante guitare en mains, seule une choriste vient l'accompagner sur la fin. Bien aimé. C'est difficile de faire la première partie de Jessie Evans.
http://www.myspace.com/jescahoop
Jessie Evans.
Imaginez une femme aux membres élancés, arborant une combinaison moulante de serpent. D'emblée, elle captive l'attention. L'affiche le suggérait déjà, elle a vraiment le physique de Josephine Baker et se balance telle une danseuse de cabaret. Un regard (fards et faux cils!) et un déhanché hypnotiques. Elle occuppe la scène et descend dans le public. Elle prend l'espace, n'hésitant pas à se frayer un chemin en poussant une personne qui la gêne. Fermement mais sans violence. Ca c'est pour le côté physique. On l'imagine plus grande lorsqu'elle est sur scène. Un mélange entre un félin et une déesse inca. Sexy et sensuelle. Une gestuelle travaillée, mélange de pom-pom girl, de danse tribale et de cabaret.
Côté musique, une voix de velours, posée, pas trop grave avec un timbre particulier. Techniquement (ah oui, cet aspect me semble souvent superflu) je me demande quand même comment elle arrive à chanter, jouer du saxo sans perdre son souffle en dansant comme ça. Elle, un batteur (excellent, mais elle l'efface lui aussi), un accompagnement électro. Pour le style musical, je m'aventure dans une description imparfaite : c'est un mélange de mambo électro très dansant. Très très dansant. Ca donne la papatate. J'ai dansé, grand sourire au lèvres, savourant chaque note et chaque ondulation comme un élixir de vie.
http://www.myspace.com/jessieevansmusic
samedi 27 mars 2010
jeudi 25 mars 2010
Mots clé : le succès de la réussite
J'utilise Google Analytics pour suivre les visites du blog. Ca sert juste à voir si mes bêtises intéressent quelqu'un, autant dire que si j'écris pour moi pas besoin de publier.
Voilà le résultat des recherches par mot clé, c'est à dire les gentils internautes (vous) arrivent là en tapant ces mots dans un moteur de recherche type google :
1. y a pas de vie... juste le travail: soit c'est un livre que je ne connais pas soit ces personnes sont candidates au suicide. J'espère les avoir aidées dans un sens ou dans un autre.
2. porn mix grosses : !!!! ... mais bienvenue !!3. pas que le travail dans la vie : ok, là je comprends
4. blogger : un peu vague mais pourquoi pas
mercredi 24 mars 2010
Mes madeleines (2) : l'héritage familial (ou conseil aux parents)
L'héritage familial, qu'on le revendique ou qu'on s'en éloigne, c'est toujours un peu lourd. Pour moi, ça commence par "l'internationale" que mon oncle chantait pour faire bisquer (et surtout marrer) mon arrière-grand-mère. Ca change un peu du sampiternel "bon anniversaire" et puis ça fait toujours son effet.
Chez mes parents, il y a toujours eu plein de vinyles et de CDs ... qu'ils n'écoutaient jamais. Des pochettes religieusement triées (bat les pattes t'as pas les mains propres), Barbara et l'intégrale des Beatles cotoyant les Chaussettes noires, Gainsbourg et les classiques du Jazz et de la musique classique. Bref, un temple regardé de dessus ou de côté mais pas de trop près quand même tu vas rayer le disque.
Et à côté de ça, il y avait les grands-parents qui écoutaient de la musique à longueur de journée : Rondo Veneziano (sisi, j'ai étélobotomisée fan à 10 ans ), Claude François et Joe Dassin (j'aime encore). Ca sert toujours lors des quizz. Et puis Bourvil. Avec un papi pitre de la première heure, il adorait, et nous aussi.
Après on a eu droit comme tout le monde au marketing des Chantal Goya, Dorothée, les Musclés et leur acolytes réunis, et c'était pas facile de résister.
Bourvil, c'est donc ce qui m'est arrivé de mieux avec Jo Dassin, malgré les efforts parentaux pour nous faire écouter Henri Dès, Nana Mouskouri, sans parler de Picolo et Saxo ou Pierre et le Loup. Ca c'est quand même un truc de base : c'est superbe, mais à 10 ans on s'en fout un peu. Je pense être à peu près mure pour écouter ça aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était pas gagné d'avance, mais que ça aurait pu être pire. Des fois le salut tient à peu de choses. On verra comment je me débrouillerai un jour (ou pas).
Bourvil
On connaît A bicyclette, la tactique des gendarmes. Moi je ris encore en écoutant "rondes et chansons enfantines" un superbe album pour enfants. La belle abeille, le vieux tromblon.... voilà.
Bourvil - La belle abeille
envoyé par Polissonne-bis. - Regardez plus de clips, en HD !
Quant à moi tout va bien merci, j'écoute Death Cab for Cutie en écrivant cette note.
la relève est assurée
Chez mes parents, il y a toujours eu plein de vinyles et de CDs ... qu'ils n'écoutaient jamais. Des pochettes religieusement triées (
Et à côté de ça, il y avait les grands-parents qui écoutaient de la musique à longueur de journée : Rondo Veneziano (sisi, j'ai été
Après on a eu droit comme tout le monde au marketing des Chantal Goya, Dorothée, les Musclés et leur acolytes réunis, et c'était pas facile de résister.
Bourvil, c'est donc ce qui m'est arrivé de mieux avec Jo Dassin, malgré les efforts parentaux pour nous faire écouter Henri Dès, Nana Mouskouri, sans parler de Picolo et Saxo ou Pierre et le Loup. Ca c'est quand même un truc de base : c'est superbe, mais à 10 ans on s'en fout un peu. Je pense être à peu près mure pour écouter ça aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était pas gagné d'avance, mais que ça aurait pu être pire. Des fois le salut tient à peu de choses. On verra comment je me débrouillerai un jour (ou pas).
Bourvil
On connaît A bicyclette, la tactique des gendarmes. Moi je ris encore en écoutant "rondes et chansons enfantines" un superbe album pour enfants. La belle abeille, le vieux tromblon.... voilà.
Bourvil - La belle abeille
envoyé par Polissonne-bis. - Regardez plus de clips, en HD !
Quant à moi tout va bien merci, j'écoute Death Cab for Cutie en écrivant cette note.
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lundi 22 mars 2010
Mes madeleines (1) : faute avouée ...
On a tous dans notre discothèque ou notre mémoire musicale des morceaux qui ont une résonnance particulière.
Ce sont ceux que l'on a découvert par hasard, par les copains, ou par un amoureux, des morceaux que l'on associe à une personne ou un moment de notre vie, ce qui leur donne une saveur unique.
Certains d'entre eux, on a du mal à l'avouer, on les écoute encore avec nostalgie (d'ailleurs on les écoute tout seul) et c'est bien la seule raison valable qu'on se trouve pour justifier d'en connaître les paroles par coeur.
Can't fight this feeling, Reo Speedwagon
Un amoureux qui sent le sable chaud et vit très très loin et qui vous fait une K7, quand on a 18 ans, on la garde préciseusement et elle vous accompagne toute votre vie. Heureusement que j'avais pas vu le clip à l'époque ...
Run, Baby, Run, Sheryl Crow ou la théorie de la mélancolie sous contrôle
Un concept particulier inventé par un ami très cher quand j'étais étudiante : écouter Sheryl Crow en boucle pour se forcer à la mélancolie !! Je crois que je n'avais jamais entendu de théorie expérimentale aussi stupide et drôle à s'infliger.
Heureusement, il y a du bien meilleur que ça, pour une prochaine fois .. mais c'est moins drôle !!!
Ce sont ceux que l'on a découvert par hasard, par les copains, ou par un amoureux, des morceaux que l'on associe à une personne ou un moment de notre vie, ce qui leur donne une saveur unique.
Certains d'entre eux, on a du mal à l'avouer, on les écoute encore avec nostalgie (d'ailleurs on les écoute tout seul) et c'est bien la seule raison valable qu'on se trouve pour justifier d'en connaître les paroles par coeur.Forever Young, Alphaville
Là, c'est tellement vieux que je sais plus franchement d'où ça sort. J'avais 10 ans, c'était un carton et le morceau a quand même été remixé un paquet de fois apparemment. Il a servi de BO au film du même nom et que je n'ai pas vu, 10 ans plus tard, et c'est peut-être là qu'il s'est imprimé dans ma mémoire ... oups, là plus d'excuse j'avais 19 ans ...Can't fight this feeling, Reo Speedwagon
Un amoureux qui sent le sable chaud et vit très très loin et qui vous fait une K7, quand on a 18 ans, on la garde préciseusement et elle vous accompagne toute votre vie. Heureusement que j'avais pas vu le clip à l'époque ...
Run, Baby, Run, Sheryl Crow ou la théorie de la mélancolie sous contrôle
Un concept particulier inventé par un ami très cher quand j'étais étudiante : écouter Sheryl Crow en boucle pour se forcer à la mélancolie !! Je crois que je n'avais jamais entendu de théorie expérimentale aussi stupide et drôle à s'infliger.
Heureusement, il y a du bien meilleur que ça, pour une prochaine fois .. mais c'est moins drôle !!!
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Foire aux disques de la Carène : pêche du dimanche
Faire un tour à la foire aux disques de la Carène, c'est plonger dans un univers de vinyles, CDs et BDs d'occase en prenant le risque de rester enfermé pendant des heures, de discuter avec les collègues qui déstockent, croiser les copains venus pour faire pareil et ne pas profiter du soleil. Se retenir d'acheter tout ce qui passe dans nos mains. Trancher dans le vif. Cédés à moitié prix ou à tiers, mais l'abondance, mes penchants musicaux non-tranchés entre pop-rock et électro (moins représentée quand même), ma curiosité pour le jazz rendent le choix difficile.
Je passe les CD un par un, tiens celui-là je l'ai, celui-là je connais hahaha, mince j'aime bien cet artiste mais je ne connais rien à ses albums. J'ai plutôt tendance à faire plusieurs écoutes avant de me lancer dans l'acquisition d'un album, et ma curiosité m'engagerait à remplir un sac-à-dos.
Entre préparation (les groupes que je recherche) et impro totale, le résultat de la pêche, une prise que risque quasi-nulle, mais je me fais une note mentale pour de futures écoutes et futurs achats.
- "Harvest" de Neil Young, dont l'emprunt à une copine a tourné à la prise d'otage et qui tourne en boucle dans la voiture. Ma chanson préférée est la première de l'album, Out for the week-end.
- "The colour and the shape" des Foo fighters, un album qui fait partie de mon top 10 des années 90 (avec les Lemonheads, le Teenage Fan Club et les Posies) et que j'écoutais euh ... sur deezer. J'en ai même encore certains sur cassette, dont quelques black sessions des inrocks ... collector !
- "The Coral", du groupe éponyme. J'avais découvert le groupe et son album précédent, le magnifique "Magic & Médecine", chez mon disquaire préféré. Les albums dont on ne jetterai pas un titre sont rares, c'en est un. "The Coral" demande plusieurs écoutes encore, avec la sensation d'être en terrain bien connu mais l'album est suffisamment différent du suivant. Il semble de la même veine : rien à jeter. Bref, bonne pioche. Merci les archives des Inrocks, plus d'info sur le groupe et ces deux albums par ici:
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/the-coral/
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/magic-medicine/
Les albums de The Coral sont en écoute intégrale sur Deezer, mais je me fends d'un petit aperçu (difficile tant les morceaux sont variés).
Je passe les CD un par un, tiens celui-là je l'ai, celui-là je connais hahaha, mince j'aime bien cet artiste mais je ne connais rien à ses albums. J'ai plutôt tendance à faire plusieurs écoutes avant de me lancer dans l'acquisition d'un album, et ma curiosité m'engagerait à remplir un sac-à-dos.
Entre préparation (les groupes que je recherche) et impro totale, le résultat de la pêche, une prise que risque quasi-nulle, mais je me fais une note mentale pour de futures écoutes et futurs achats.
- "Harvest" de Neil Young, dont l'emprunt à une copine a tourné à la prise d'otage et qui tourne en boucle dans la voiture. Ma chanson préférée est la première de l'album, Out for the week-end.
- "The colour and the shape" des Foo fighters, un album qui fait partie de mon top 10 des années 90 (avec les Lemonheads, le Teenage Fan Club et les Posies) et que j'écoutais euh ... sur deezer. J'en ai même encore certains sur cassette, dont quelques black sessions des inrocks ... collector !
- "The Coral", du groupe éponyme. J'avais découvert le groupe et son album précédent, le magnifique "Magic & Médecine", chez mon disquaire préféré. Les albums dont on ne jetterai pas un titre sont rares, c'en est un. "The Coral" demande plusieurs écoutes encore, avec la sensation d'être en terrain bien connu mais l'album est suffisamment différent du suivant. Il semble de la même veine : rien à jeter. Bref, bonne pioche. Merci les archives des Inrocks, plus d'info sur le groupe et ces deux albums par ici:
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/the-coral/
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/magic-medicine/
Les albums de The Coral sont en écoute intégrale sur Deezer, mais je me fends d'un petit aperçu (difficile tant les morceaux sont variés).
lundi 8 mars 2010
very bad trip
On aimerait ne voir que le côté lumineux des gens. Supprimer par la seule force de la pensée la simple possibilité que la méchanceté et la noirceur existent en dehors des livres. Se rassurer en pensant qu'on navigue hors de ces chemins tristes et nauséabonds.
Vivre un vrai polar, glaçant comme une mauvaise descente de trip fait rarement partie des expériences dans la liste des voeux de nouvelle année.
Il suffira pourtant de ce garçon si sympathique qu'on ne connaît pas tant que ça finalement, si possible avec un petit accent des pays de l'est. A qui on fait confiance à cause ou pour une amie.
D'une fille un peu naïve, qui croit un peu son intuition et beaucoup en l'être humain.
Ils ont rendez-vous et elle le trouve accompagné de deux spécimens malfrats d'un genre duquel elle a déjà eu affaire. Pas sympathiques et pas l'air malin. Et ça cause. Affaires justement. Quelques mots sont lâchés "fric", "millions", "buter". Des éléments familiers et contradictoires se télescopent, une discussion à 4 qui se poursuit en tête à tête. Rires nerveux. Une brève analyse de la situation la font passer de l'incrédulité à stupeur et tremblements. Confrontation de "lui-tel-qu'elle-croyait-le-connaître" et "lui-tel-qu'elle-le-voit-là". Le personnage connu débonnaire et souriant s'est transformé en inconnu vindicatif et macho. Abasourdie. Les bruits, les rires et les lumières du bar s'effacent avec son sourire pour laisser place à une sorte d'horreur froide et dégueulasse. Colère. Eclats de voix. Ce n'est pas possible et le déni est alors la seule façon de sauver la mise.
Mais une précédente rencontre soldée par une immense déception a ouvert la brèche de la confiance donnée. Finalement c'est cette précédente rencontre qui rendra possible l'inacceptable et lui permettra d'exister. Et c'est ce côté obscur, celui qu'elle découvre et refuse qui gagne le combat.
La suite c'est qu'elle n'arrive pas à trouver la sortie, comment s'effacer. Quelque chose la retient ou la pousse. Un sentiment d'impuissance. Elle n'a plus la force de rire ni de parler mais donne le change. Elle ne se taira pas et est prête à en assumer les conséquences. Alors que se passera-t'il demain matin, tout à l'heure ? Qui s'est déjà trouvé confronté à la possibilité de sa propre mort se pose forcément la question ce qu'elle pourrait être. Pas celle des autres, juste ou injuste, volontaire ou accidentelle. La sienne. Après tout qu'est ce que c'est ? Juste un moment à passer, pour aller nulle part mais le moins péniblement possible puisque c'est inévitable. Allons.
Un grincement de porte et un frisson irrépressible et durable. Le calme. L'attente. Rien. Elle se lève.
Un café, des confidences, plusieurs explications et une heure plus tard, il ne reste que l'histoire d'un conte à faire peur aux grandes filles. Une histoire nauséeuse incarnée de manière trop réelle.
Le garçon sympathique était à bout. Un mélange de ras-le-bol, pression, fatigue, alcool, excitants. Elle comprend. Mais elle ne pardonne pas. Une nuit d'angoisse ça ne s'oublie pas. Parce qu'est-ce qui a poussé le garçon si sympathique à tenir ce rôle sordide et vouloir faire vivre sa propre souffrance ?
C'est fini. Il reste une sensation, indéfinissable, que tout a changé. Ecrire. Les mots servent à laisser une trace pour ne pas oublier et éviter que la colère ne fasse cet office et s'installe profondément.
Vivre un vrai polar, glaçant comme une mauvaise descente de trip fait rarement partie des expériences dans la liste des voeux de nouvelle année.
Il suffira pourtant de ce garçon si sympathique qu'on ne connaît pas tant que ça finalement, si possible avec un petit accent des pays de l'est. A qui on fait confiance à cause ou pour une amie.
D'une fille un peu naïve, qui croit un peu son intuition et beaucoup en l'être humain.
Ils ont rendez-vous et elle le trouve accompagné de deux spécimens malfrats d'un genre duquel elle a déjà eu affaire. Pas sympathiques et pas l'air malin. Et ça cause. Affaires justement. Quelques mots sont lâchés "fric", "millions", "buter". Des éléments familiers et contradictoires se télescopent, une discussion à 4 qui se poursuit en tête à tête. Rires nerveux. Une brève analyse de la situation la font passer de l'incrédulité à stupeur et tremblements. Confrontation de "lui-tel-qu'elle-croyait-le-connaître" et "lui-tel-qu'elle-le-voit-là". Le personnage connu débonnaire et souriant s'est transformé en inconnu vindicatif et macho. Abasourdie. Les bruits, les rires et les lumières du bar s'effacent avec son sourire pour laisser place à une sorte d'horreur froide et dégueulasse. Colère. Eclats de voix. Ce n'est pas possible et le déni est alors la seule façon de sauver la mise.
Mais une précédente rencontre soldée par une immense déception a ouvert la brèche de la confiance donnée. Finalement c'est cette précédente rencontre qui rendra possible l'inacceptable et lui permettra d'exister. Et c'est ce côté obscur, celui qu'elle découvre et refuse qui gagne le combat.
La suite c'est qu'elle n'arrive pas à trouver la sortie, comment s'effacer. Quelque chose la retient ou la pousse. Un sentiment d'impuissance. Elle n'a plus la force de rire ni de parler mais donne le change. Elle ne se taira pas et est prête à en assumer les conséquences. Alors que se passera-t'il demain matin, tout à l'heure ? Qui s'est déjà trouvé confronté à la possibilité de sa propre mort se pose forcément la question ce qu'elle pourrait être. Pas celle des autres, juste ou injuste, volontaire ou accidentelle. La sienne. Après tout qu'est ce que c'est ? Juste un moment à passer, pour aller nulle part mais le moins péniblement possible puisque c'est inévitable. Allons.
Un grincement de porte et un frisson irrépressible et durable. Le calme. L'attente. Rien. Elle se lève.
Un café, des confidences, plusieurs explications et une heure plus tard, il ne reste que l'histoire d'un conte à faire peur aux grandes filles. Une histoire nauséeuse incarnée de manière trop réelle.
Le garçon sympathique était à bout. Un mélange de ras-le-bol, pression, fatigue, alcool, excitants. Elle comprend. Mais elle ne pardonne pas. Une nuit d'angoisse ça ne s'oublie pas. Parce qu'est-ce qui a poussé le garçon si sympathique à tenir ce rôle sordide et vouloir faire vivre sa propre souffrance ?
C'est fini. Il reste une sensation, indéfinissable, que tout a changé. Ecrire. Les mots servent à laisser une trace pour ne pas oublier et éviter que la colère ne fasse cet office et s'installe profondément.
dimanche 7 mars 2010
tristesse
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/43481/article/mort-de-mark-linkous-de-sparklehorse/
Télérama lui rend hommage ici . A voir pour les vidéos Youtube notamment( dans la page et en commentaire).
J'avais découvert son travail par le magnifique album/projet Dark night of the soul.
Ironie du sort, la parution de l'album, bloquée par un désaccord avec la maison de disque, allait/va finalement avoir lieu. Je ne l'écouterai plus de la même manière
Tristesse.
Deux morceaux de Dark night of the soul : Revenge
et le magnifique Star Eyes
Télérama lui rend hommage ici . A voir pour les vidéos Youtube notamment( dans la page et en commentaire).
J'avais découvert son travail par le magnifique album/projet Dark night of the soul.
Ironie du sort, la parution de l'album, bloquée par un désaccord avec la maison de disque, allait/va finalement avoir lieu. Je ne l'écouterai plus de la même manière
Tristesse.
Deux morceaux de Dark night of the soul : Revenge
et le magnifique Star Eyes
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