dimanche 4 avril 2010

Le 5ème homme

Je suis allée voir le concert d'EZ3kiel vs Hint à la Carène jeudi dernier, le "Collision Tour". Vuneny en assurait la 1ère partie.
Aucune connaissance desdits artistes (de nom pour EZ3kiel), juste une ou deux écoutes sur Youtube et la certitude que ça allait envoyer du gros. D'après le pitch (bien fait), deux groupes venant d'univers très différents, noise pour Hint et électro-dub pour EZ3kiel. Un très bon article de Mowno ici en dit plus à ce sujet.

Et collision il y eut.  Et vraie découverte. Bon je suis fan de Rage against the Machine, ça compte un peu !!! A part des copains qui pignaient parce que ça aurait pu envoyer plus et qu'il n'y avait pas de voix (juste sur 1 ou 2 morceaux), moi j'étais contente. Des sons lourds et d'autres plus aériens, de bonnes basses, des guitares, deux batteries, le synthé. A part ça c'est dur de décrire pour une néophyte et je vais éviter. Les morceaux sont composés en 3 temps : une entrée en matière plutôt calme comme grondant sous terre, une montée en puissance et une explosion plus ou moins violente.

J'avais vu la vidéo de présentation du tour (voir reprtage de Mowno) et la vidéo de "Versus" et m'attendais donc à quelque chose d'approchant, puissant et mélodieux . C'est le morceau que j'ai préféré mais tous n'étaient pas aussi aériens.


Maintenant pour se faire une idée il existe un live CD + DVD du Collision Tour 2009, également en écoute intégrale sur Deezer. J'ajoute un lecteur avec ces morceaux ainsi que l'album de Vuneny (aussi en écoute sur le site).

Découvrez la playlist Collision Tour 2009 avec Ez3kiel & Hint


Mon petit jeu lors des concerts consiste à dissocier chaque instrument des autres. Focaliser sur la batterie, puis revenir à l'ensemble, puis sur la guitare pour voir la contribution de chacun. Des fois c'est difficile, mais finalement c'est un assez bon indicateur pour savoir si le son est bien géré. Là c'était bien le cas. Car un concert, je peste assez souvent comme ça, peut être complètement raté si les balances sont mal faites, le son trop fort, bref, les musiciens auront beau jouer super bien, le résultat n'est pas à la hauteur de leurs efforts.
Tout ça pour arriver au titre de l'article. Quand je parle du 5ème homme (j'aurais pu dire 6ème ou 10ème), je pense au son et aux lumières, aux personnes de l'ombre qui en fond de salle contrôlent ce qui se passe sur scène. Ce qui m'a frappé et que je retiendrai particulièrement des concerts de Vuneny et du Collision Tour, c'est plus qu'un habillage cette mise en scène de lumière.


Pour EZ3kiel vs Hint, le jeu de lumière tout en ombres, lumières bleues et fumées m'a beaucoup fait penser au concert de Ghinzu que j'avais vu dans la même salle l'année dernière. Je n'avais pas été emballée par leur mise en scène pour deux raisons.
D'une part, j'aime regarder les musiciens jouer même si je ne comprends rien aux accords (ne serait-ce que pour le petit jeu décrit précédemment) et là c'était impossible de voir quoi que ce soit. Frustration. Ensuite, le parti pris ambiance mauvais garçons buvant de la bière semi-bourrés dans je ne sais quels supposés bas fonds (bar de jazz ? c'est pas le style) m'a paru surjoué. C'est pas tout d'avoir l'idée, il faut l'assumer et la jouer. Pas pris. Cette fois l'obscurité et la fumée habillaient vraiment le fond de scène ce qui permettait de voir les musiciens jouer, et c'était nettement mieux.

Pour Vuneny, et c'est dommage que je n'aie pas trouvé de vidéo potable pour illustrer, ils n'étaient que 2 sur scène, sur la grande scène où trônaient déjà 2 batteries en fond et tous le matos lourd pour la suite des hostilités. Bien sûr ils ont assuré, mais la lumière a largement contribué à animer la scène. Je n'ai pas compté mais il y avait bien une quinzaine des faisceaux dirigés un peu dans tous les sens, vers le public, et sans être à un son et lumière de Jean-Michel Jarre ils se sont vraiment appuyés dessus. Un grand bravo pour ce show. Sinon, autant acheter le disque :))

En écrivant cet article j'ai écouté le live du Collision Tour ainsi que "Heligoland" de Massive Attack. En écoute là.
Je commence à avoir l'impression de leur faire de la pub.

mercredi 31 mars 2010

Sous les visages : de la difficulté de rendre compte d'une pièce de théâtre

Je sors de la pièce groggy et assez contente d'y être allée seule finalement. En vrai j'appréhendais un peu, j'avais tenté de refuser la place offerte par une copine qui ne pouvait pas y aller. Mais c'était un cadeau de remerciement, bref je n'avais pas pu refuser.

Je sors de la pièce avec des questions et une boule et je n'ai pas envie d'en parler. Pas tout de suite. J'aurais pu rester assise, là, s'il n'avait fallu vider la salle. Le temps de transition "Retour maison" aide un peu à revenir dans ma vie à moi et à ne pas rester sur ce siège. Je commence par me poser les questions et je laisse la boule pour plus tard. Rien qu'en l'écrivant elle refait surface.

Je cherche un peu, que dit-on de cette pièce ? Ce que je lis, ce n'est pas ce que j'ai vu.
Comment en rendre compte alors ? Avec ses tripes, pas en bavardant autour d'un thé et de sucreries. Ca ce sera pour plus tard, après une certaine distanciation d'avec les émotions ressenties. Tout de suite, c'est là bien net dans ma tête et mon ventre. Je regardais les gens autour de moi, ma voisine était prof apparemment et je me demandais comment ils pouvaient bien ressentir toute la réalité de la pièce sans l'avoir vécue, l'expérience du licenciement ? Autour d'eux il doit y en avoir des proches touchés par le fléau. Combien sont sortis de là en fermant bien leur manteau, rassurés de leur sort avec un petit soupir "c'était fort mais c'était beau hein" ? Ah oui.

Les mots clé sont là : licenciement, inadéquation au poste, aliénation au travail. Pour résumer, c'est l'histoire d'une jeune femme, Agnès, qui perd son emploi. Plus exactement, qui se fait licencier. Elle fait plusieurs boulots apparemment, dans quel ordre ce n'est pas très clair : supermarché, télémarketing. La scène de phoning, criante de vérité, une amie me l'a décrite textuellement : laissez vos cerveaux à l'entrée et reprenez-les en partant. Infantilisation, une vente est saluée par des applaudissements. Si certains s'en accomodent, ce n'était pas son cas. La suite, la dépression et un certain laisser-aller.


La deuxième partie m'a un peu perdue en route. D'après les critiques, une membrane réalité/télévision se dissout et on se retrouverait dans une réalité transformée par Agnès. Cet aspect-là ne m'a pas trop marquée, soit que je ne l'ai pas compris, soit qu'il ne m'a pas touchée. Je pense que la pièce a pu être remaniée entretemps, d'après certaines lectures qui du coup ne m'aident pas trop à me retrouver. Aujourd'hui les personnes que je connais ne se rêvent pas à travers un écran de télé mais d'ordinateur, de jeux en réseaux en mondes virtuels, ils se créent un personnage déconnecté de la réalité mais surtout déconnecté d'un monde du travail où ils n'ont pas trouvé leur place ou ne l'ont plus.

C'est peut-être ça "Sous les visages", ce personnage que nous sommes, perçu à un moment par certains, qui n'arrivent pas à comprendre que la réalité est bien plus complexe qu'une case pratique pour ranger les gens, que les définir à travers un métier ne suffit pas et que si le "moi" peut se résumer à ce qu'ils en savent, il ne saurait s'y réduire.

J'ai vraiment aimé le spectacle (surtout le début) ainsi que la mise en scène. Réaliste et poétique. La voix d'ouverture, qui me fait penser à une actrice française dont je ne retrouve pas le nom qui j'espère me reviendra, une voix entre celles de Valérie Bruni Tedeschi et d'Amira Casar. Les acteurs sont excellents, les actrices notamment avec un jeu et une performance de danseuses contorsionnistes. Bravo pour l'accompagnement du Quartz. J'ai mis un moment à comprendre comment fonctionnait le décor, dans lequel les personnages se faisaient happer, apparaissaient ou disparaissaient.


Photo  ©Alain Monot

La première partie m'a fait l'effet d'un miroir, d'où une baffe gigantesque. Elle m'a rappelé des situations vécues, par moi ou par mes proches, racontées comme on peut les raconter sans détour à quelqu'un qui peut comprendre l'angoisse de ne pas avoir de port en vue, qui comprend pour l'avoir vécu de trop près et ne risque pas de s'effondrer face au sentiment d'incapacité dans lequel on se retrouve face à l'autre. Dans le spectacle, c'est une vérité que l'on cache en se forçant pour ne pas faire peur aux parents, suivi de la "mise à nu" (après coup, je repense à l'Adversaire avec Daniel Auteuil, qui relate un fait divers, la vie d'un homme qui a préféré vivre dans le mensonge et tuer sa famille que de les/se confronter à la vérité). Les parents qui ne comprennent pas le contexte, essayent maladroitement d'aider et se trouvent infiniment et tristement inutiles.

J'ai regretté que la colère évoquée au début ne se transforme en rien car ce n'est pas dans ma nature. Ou qu'il n'y ait pas de conclusion à cette colère. En chacun la réponse. Parfois la colère n'aboutit à rien d'autre qu'à l'acceptation de soi-même et de sa situation. Et la seule chose que l'on peut faire, c'est d'accepter, soi ou l'autre, à défaut d'avoir les clés pour tout comprendre.

Sous les visages, pièce de et par Julie Bérès, avec la Compagnie Les Cambrioleurs
Plus ici , et je vois la catégorie choisie par Télérama : théâtre acrobatique.

lundi 29 mars 2010

Revenge (Dark night of the soul) traduction

Sur demande, une traduction de cette chanson.



Le texte d'origine pour commencer

Danger Mouse And Sparklehorse: Revenge
This song is performed by Danger Mouse And Sparklehorse, appears on the album Dark Night Of The Soul (2009) and features The Flaming Lips.
http://lyrics.wikia.com/Danger_Mouse_And_Sparklehorse

Pain
I guess it's a matter of sensation
But somehow
You have ways of avoiding it all

In my mind
I have shot you and stabbed you through your heart
I just didn't understand
The ricochet is the second part

Cause you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once you've sought
The path of revenge
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more that it hurts me

Strange
It seems like a character mutation
Though I have all the means
of bringing you fuckers down
I can't make myself
To destroy upon command
Somehow forgiveness
lets the evil make a loss

No you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once we become
The thing we dread
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more it backfires
The more it backfires
The more that it backfires


La traduction pas littérale

j'imagine que la douleur est une question de perception
mais d'une certaine façon il y a des manières de l'éviter

dans ma tête
je t'ai tiré dessus et poignardé dans le coeur
je n'avais simplement pas compris
que la suite, c'est que ça allait ricocher

car tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois que tu as cherché
le chemin de la vengeance
il n'est plus possible d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela me fait de mal

Etrange
on dirait un changement de caractère
bien que j'ai tous les moyens
de vous mettre à terre, connards
je ne peux pas me forcer
à détruire sur commande
d'une certaine manière pardonner
fait perdre le mal

Non tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois qu'on devient
la chose qu'on redoute
il n'y a pas moyen d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela se retourne contre moi (x3)

dimanche 28 mars 2010

Ariane Moffatt à l'espace Keraudy

J'avais eu l'occasion et le plaisir de voir Ariane Moffatt au mois de novembre dernier à ... Plaisir :)

Pour le coup, je publie la note que j'avais rédigée à l'occasion (placée là au 24 novembre 2009, héhé, j'ai fini par découvrir qu'on peut modifier la date des publications ... je vais pouvoir ajouter mes archives).
J'avais été enchantée de la découvrir sur scène, pétillante et énergique.

Cette fois, ayant eu l'occasion de mieux connaître ses chansons entretemps, j'espérais apprécier encore mieux le concert et la soirée. L'annonce d'un nouveau batteur m'avait cependant déçue et me laissait dans l'expectative tant nous avions été enchantés par la performance du batteur précédent.

Déception est le mot qui résume le mieux la soirée de mon point de vue (et pas forcément pour mes amis). Pas le même set, pas le même batteur, pas le même guitariste non plus apparemment, son moins bien réglé, un bon concert bien mais moins pêchu qu'en novembre.

Elle revisite toujours ses morceaux pour leur donner une tonalité plus rock et électro que sur l'album, ce qui m'enchante (sinon autant écouter l'album chez soi) mais plaisait moins à une de mes amies. Alors, le set a-t'il été revu pour convenir au plublic de l'album ? C'est la fin de la tournée (il reste 3 dates) et la fatigue se ressentait. C'est probablement plutôt pour cette raison que le set a été revu, ce qui a donné lieu à un concert beaucoup plus calme, moins de morceaux rock et électro. La dernière fois elle s'était également permis plus de digressions, partant carrément dans un délire reggae dub en fin de chanson (sur "Montréal").

Bien sûr, restent le dialogue avec le public et le plaisir des mots, cependant gâché par les réglages son et micro. Quand je revois les vidéos que j'avais prises en novembre avec un petit appareil photo, le son est net alors qu'hier la voix était parfois nasillarde (plus les autres problèmes de son sur la batterie ou la guitare).

La salle était bien plus remplie qu'à Plaisir et le public vraiment en demande, nous avons eu 2 rappels malgré les signes de fatigue. Très surprenant, j'ai vraiment eu l'impression que l'énergie leur revenait au dernier rappel !!! Et le concert s'est terminé sur "Blanche" et "poussière d'ange" qui commencent tranquillement pour se terminer vraiment rock. De quoi donner une idée de ce que le concert aurait pu être à ceux qui la voyaient pour la première fois.



Un très bon fil musique Télérama, Ariane Moffatt en concert privé (en 3 parties)
http://www.arianemoffatt.fr/
http://www.youtube.com/arianemoffatt
http://www.myspace.com/arianemoffattmusique

samedi 27 mars 2010

Jessie Evans / Jesca Hoops les femmes s'en mêlent

En toute franchise je n'avais pas prêté attention à ce concert à cause de l'intitulé "les femmes s'en mêlent". Perso, le féminisme n'est pas mon combat, je peux comprendre (enfin je crois) que certaines y tiennent mais non merci, je préfère fustiger les magouilles politico-financières et dépenses publiques d'élus intéressés ici et là.

Toujours est-il que mercredi, je tombe sur un article de Télérama. Jessie Evans s'en mêle, la "punkette-vamp californienne" qui vit à Berlin. Haha voilà qui est intrigant. L'article lu et quelques vidéos plus tard, je sais ce que je fais de mon vendredi soir.

J'ai raté un peu la moitié du concert de Jesca Hoops qui ouvrait le bal. Chansons folks mélodieuses. Très calme en comparaison de sa bondissante consoeur, néanmoins touchante et non dénuée de présence. Elle chante guitare en mains, seule une choriste vient l'accompagner sur la fin. Bien aimé. C'est difficile de faire la première partie de Jessie Evans.
http://www.myspace.com/jescahoop




Jessie Evans.
Imaginez une femme aux membres élancés, arborant une combinaison moulante de serpent. D'emblée, elle captive l'attention. L'affiche le suggérait déjà, elle a vraiment le physique de Josephine Baker et se balance telle une danseuse de cabaret. Un regard (fards et faux cils!) et un déhanché hypnotiques. Elle occuppe la scène et descend dans le public. Elle prend l'espace, n'hésitant pas à se frayer un chemin en poussant une personne qui la gêne. Fermement mais sans violence. Ca c'est pour le côté physique. On l'imagine plus grande lorsqu'elle est sur scène. Un mélange entre un félin et une déesse inca. Sexy et sensuelle. Une gestuelle travaillée, mélange de pom-pom girl, de danse tribale et de cabaret.

Côté musique, une voix de velours, posée, pas trop grave avec un timbre particulier. Techniquement (ah oui, cet aspect me semble souvent superflu) je me demande quand même comment elle arrive à chanter, jouer du saxo sans perdre son souffle en dansant comme ça. Elle, un batteur (excellent, mais elle l'efface lui aussi), un accompagnement électro. Pour le style musical, je m'aventure dans une description imparfaite : c'est un mélange de mambo électro très dansant.  Très très dansant. Ca donne la papatate. J'ai dansé, grand sourire au lèvres, savourant chaque note et chaque ondulation comme un élixir de vie.
http://www.myspace.com/jessieevansmusic


jeudi 25 mars 2010

Mots clé : le succès de la réussite

J'utilise Google Analytics pour suivre les visites du blog. Ca sert juste à voir si mes bêtises intéressent quelqu'un, autant dire que si j'écris pour moi pas besoin de publier.

Voilà le résultat des recherches par mot clé, c'est à dire les gentils internautes (vous) arrivent là en tapant ces mots dans un moteur de recherche type google :

1. y a pas de vie... juste le travail: soit c'est un livre que je ne connais pas soit ces personnes sont candidates au suicide. J'espère les avoir aidées dans un sens ou dans un autre.
2. porn mix grosses : !!!! ... mais bienvenue !!
3. pas que le travail dans la vie : ok, là je comprends
4. blogger : un peu vague mais pourquoi pas

D'après le point n°2, il semblerait que ma stratégie de mots clé ait une faille quelque part ... je cherche encore où ... Mais après tout il est encore temps de songer à un repositionnement stratégique plus vendeur.

mercredi 24 mars 2010

Mes madeleines (2) : l'héritage familial (ou conseil aux parents)

L'héritage familial, qu'on le revendique ou qu'on s'en éloigne, c'est toujours un peu lourd. Pour moi, ça commence par "l'internationale" que mon oncle chantait pour faire bisquer (et surtout marrer) mon arrière-grand-mère. Ca change un peu du sampiternel "bon anniversaire" et puis ça fait toujours son effet.

la relève est assurée

Chez mes parents, il y a toujours eu plein de vinyles et de CDs ... qu'ils n'écoutaient jamais. Des pochettes religieusement triées (bat les pattes t'as pas les mains propres), Barbara et l'intégrale des Beatles cotoyant les Chaussettes noires, Gainsbourg et les classiques du Jazz et de la musique classique. Bref, un temple regardé de dessus ou de côté mais pas de trop près quand même tu vas rayer le disque.

Et à côté de ça, il y avait les grands-parents qui écoutaient de la musique à longueur de journée : Rondo Veneziano (sisi, j'ai été lobotomisée fan à 10 ans ), Claude François et Joe Dassin (j'aime encore).  Ca sert toujours lors des quizz. Et puis Bourvil. Avec un papi pitre de la première heure, il adorait, et nous aussi.
Après on a eu droit comme tout le monde au marketing des Chantal Goya, Dorothée, les Musclés et leur acolytes réunis, et c'était pas facile de résister.

Bourvil, c'est donc ce qui m'est arrivé de mieux avec Jo Dassin, malgré les efforts parentaux pour nous faire écouter Henri Dès, Nana Mouskouri, sans parler de Picolo et Saxo ou Pierre et le Loup. Ca c'est quand même un truc de base : c'est superbe, mais à 10 ans on s'en fout un peu. Je pense être à peu près mure pour écouter ça aujourd'hui.

Bref, tout ça pour dire que c'était pas gagné d'avance, mais que ça aurait pu être pire. Des fois le salut tient à peu de choses. On verra comment je me débrouillerai  un jour (ou pas).

Bourvil
On connaît A bicyclette, la tactique des gendarmes. Moi je ris encore en écoutant "rondes et chansons enfantines" un superbe album pour enfants. La belle abeille, le vieux tromblon.... voilà.


Bourvil - La belle abeille
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Quant à moi tout va bien merci, j'écoute Death Cab for Cutie en écrivant cette note.