mercredi 26 mai 2010

Les Smiths pour la route

Prendre la route, c'est tout sauf emmerdant.
Par exemple, j'ai découvert hier à la radio que "Sur La Route" de Jack Kerouac doit être ou vient d'être réédité en version complète (http://bibliobs.nouvelobs.com/20100514/19470/kerouac-reprend-la-route) . Il sera peut-être moins chiant à lire.

Aujourd'hui j'ai vu les Douanes choper une voiture sur la quatre voies. Ils se sont calés devant. "Suivez-nous" (c'est le message qui s'afffiche sur leur barre de toit) . On ne peut plus engageant.

La semaine dernière, j'ai vu un car tout cramé sur le bas côté et un bouchon d'au moins 5 km de long provoqué par l'accident. J'étais du bon côté. Très envie de prendre une photo chaque fois mais pas de bol en conduisant c'est pas seulement interdit c'est simplement dangereux. J'ai pensé me mettre à la cibi ...

En fait c'est appréciable d'être coupé du monde pendant le trajet. Je commence à rédiger mentalement l'article que je suis en train d'écrire. Je passe en revue le week-end ou la journée. Heureusement les femmes peuvent faire plusieurs choses en même temps, je regarde donc la route bien sûr. Je me mets du vernis, je me maquille ... non faut pas pousser non plus !!! En fait j'écoute surtout de la musique.

Hier soir les Smiths m'ont empêchée de dormir. Une chanson m'a trotté dans la tête pendant plus d'une heure. Pour conjurer le sort je les ai embarqués dès le réveil et sur la route avec quelques Morrissey au passage.

Entre le moment où je pose les pieds par terre le matin (sauter du lit serait un peu trop enthousiaste pour décrire ce grand moment de la journée) et le retour le soir, j'ai déjà au minimum 3 heures disponibles pour écouter de la musique. Et je vois déjà mon disquaire se frotter les mains ou plutôt calculer de combien de jours il va pouvoir retarder la fermeture de son magasin grâce au fait que j'ai donc comme qui dirait un nombre d'heures de cerveau disponible conséquent par semaine.

Donc aujourd'hui c'était journée Smiths et Morrissey, et je remets ça bientôt pour bien faire le tour de la question. Il y a encore des heures devant moi.

Une bonne référence , pour faire le tour justement, les disques rayés : http://www.telerama.fr/musique/the-smiths-1,47233.php

et le fameux morceau qui m'a empêché de dormir c'est celui-là ...

mardi 25 mai 2010

Tout et son contraire et mourir de soif

Entre un rythme (un peu trop tranquille) ou effréné, je ne choisis pas. C'est le moment et l'envie qui dictent leur pas. Voilà comment j'ai failli mourir de soif. Trois heures devant le PC en mangeant à peine, juste pour écrire les dernières impressions du moment. Ca fait trois mois que je n'avais pas écrit une ligne sur ce blog, cette soif-là était certainement primordiale.

La suite, c'est Pamela Hute dont j'avais découvert le titre "Hysterical" sur iTunes (un nouveau morceau est offert toutes les semaines) il y a un moment. J'attendais l'album avec impatience pour voir s'il était du même tonneau. "Turtle Tales from Overseas" est sorti le 3 mai 2010. En écoute intégrale sur Deezer, je l'écoute régulièrement et je commence à penser que c'est mon prochain achat. Une voix rafraîchissante dans l'univers du rock. Pas de fioritures. Je déteste les voix de diva crâneuses, les criardes, les traînantes, les nasillardes, les trop aiguës, c'est pas mon truc. Placebo et Gossip, je n'aime pas. Pamela Hute, c'est mélodieux, franc et  efficace. Avec une bonne guitare électrique évidemment.



et je ne résiste pas à cette vidéo de Taratata, même si le son n'est pas terrible, un duo Pamela Hute avec Shaka Ponk, un groupe bien pêchu que j'adore !

The French cowboy dans le cornet surprise d'Astropolis au Dellec

Un article sur le nouvel album des French Cowboy, attendait bien tranquillement en mode brouillon depuis 3 mois. C'est qu'il me faut le temps pour me faire une idée sur un album. Il n'est pas rare que je change d'avis, des fois un mois après, en bien ou en mal.
Dans le bonheur de la découverte, j'avais créé une page. Quelques références, la critique du Cargo trouvée .  Un parallèle entre la chanson "You're not alone" et une chanson de Smoke Fish. Oui, ça m'arrive très souvent d'établir un parallèle entre un morceau et un autre.


French Cowboy - It's a Question Of Time from havalinarec on Vimeo. (j'adore ce morceau)

Et finalement je ne suis pas douée pour décrire un album. D'autres le font bien. Je transcris ce que je ressens et encore ! J'essaye surtout de partager mon enthousiasme pour un groupe et de dire si oui ou non j'ai bien aimé un concert. C'est très très subjectif de toute façon.

Et voilà. The French Cowboy, je ne pensais pas les revoir de si tôt. J'avais découvert lors de leur concert à la Carène il y a deux ans ce qu'étaient devenus les Little Rabbits et le résultat me plaisait bien aussi.  Depuis presque 3 mois j’écoutais leur dernier album en version intégrale sur Deezer (voir le lien plus haut), et décidemment, je me disais bien que je finirais par acheter le CD. Et là , il y a 15 jours, je découvre leur nom sur une affiche d’Astropolis pour la St Yves avec d’autres artistes. C’est trop beau, après tout il est possible qu’un groupe d’électro porte le même nom ? Assez peu d’infos sont diffusées et je n’ose y croire jusqu’à ce que je voie le royal emblème orner la batterie installée sur scène. J'ai dû saouler tout le monde jusqu'au début du concert.
Bon on ne peut pas dire que le son avait la classe de celui des salles de la Carène, mais un concert en extérieur, avec un soleil narguant les normales saisonnières, le Bout du bout du Finistère en shorts et en tongs, les chansons en tête ... c'était un véritable plaisir !!!
Un peu de chance pour le temps, le nez des organisateurs (l'équipe d'Astro : merci !) et leurs oreilles ont tout simplement fait de cette journée un moment hors du temps, le bonheur de profiter d'être dehors, ensemble, en musique. Une ambiance bon enfant très appréciable. Et un CD de plus pour la route.

Les autres groupes étaient aussi super : le mix rafraîchissant des Switch On's, dansant et assez tranquille par ce soleil, qui collait très bien avec le bonheur de danser pieds-nus sur la pelouse, puis les bien nommés Fortune pour clôturer en fin d'après-midi.

Pour la suite de la journée, j'allais au concert de Wire en me fiant aux copains et à quelques écoutes chez Dialogues. J'ai mis longtemps à rentrer dedans et franchement j'ai trouvé le son trop fort ce qui m'a un peu déçue. J'aurais pu mettre cela sur le compte de la nouveauté pour moi, mais apparemment je n'étais pas la seule.Bref. Après quoi une soirée dansante "années 80" en hommage à la mythique boîte le  "Mélo" a fini de nous achever. Sur les rotules, en sueur (c'est crado mais ça fait un bien fou), nous réintégrâmes nos pénates avec la fatigue d'une journée bien remplie.



Le myspace de French Cowboy c'est par ici : http://www.myspace.com/thefrenchcowboy
Et Smoke Fish : http://www.myspace.com/smokefish

Les moustaches de Flanders frémissent et la Terre Tremble !!!

Je suis revenue comme je suis partie, sans préméditation. Après m’être posé pas mal de questions, avoir cédé à la fatigue, pas forcément physique, simplement avoir perdu l’envie. En tout cas l’envie d’écrire.
Et voilà, elle est là l’envie. Quelques moments, quelques bonheurs tout tout frais égoïstement personnels que j’ai furieusement envie de partager. Alors me voilà, avec mes jeux de mots pourris et associations d'idées saugrenues. Au rythme de mes envies. Céder de nouveau à une course vertigineuse. Courir et avoir envie de plus encore. Le pétillant de la vie.

C’était au Festival Sonore organisé par Penn ar Jazz et la Carène. Il y avait eu un trio de musiciens foutrarques, bruitistes instrumentistes qu’on avait écoutés assis par terre le samedi soir. " Ghédalia Tazartès / Jac Berrocal / David Fenech ". Des créations sonores qui demandaient de la concentration mais ces artistes nous emmenaient avec eux dans leur univers poétique et malicieux, irrévérencieux. Limite foutage de gueule professionnel. On ne savait pas trop en quelle langue ils chantaient mais ce n’était pas grave. Ce n'était pas essentiel.

On sortait détendu et la chaleur s'étant bien insinuée dans la journée persistait et nous donnait envie de nous assoir tranquillement dans le hall en sirotant un verre et en attendant la suite.

La suite, justement, c’était un autre trio. La Terre Tremble !!! Ne vous y fiez pas, ces 3 là envahissent vos oreilles comme s’ils étaient 10. Ca commence tout calme pour envoyer grave.

Et là on regrette très vite d’être assis. Les pieds trépignent dangereusement sous la chaise et menacent de se faire la malle.


LA TERRE TREMBLE !!!! from La Boîte à Films on Vimeo.

Le batteur mouille sa chemise et pas qu’un peu. On a peur pour lui qu’il frôle la crise cardiaque. J’ai rarement vu quelqu’un jouer avec autant de quelque chose qui ressemble à la colère. Flanders qui se transforme sous vos yeux incrédules en dangereux psychopathe, c’est un peu ça le résultat. On sent le travail et la construction. Super voix, mélodies et guitares électriques. Travail, c’est aussi le nom de l’album et ce n’est pas volé. Putain, j’en veux encore.




On est reparties avec le CD. Et en se disant qu’après ça il n’était plus possible d’écouter mieux. Juste là, c'était la conclusion parfaite d'une journée mémorable.

Et le plaisir de partager me permet, en fouillant pour faire passer ce que les mots ne suffisent à rendre, de découvrir les concerts à emporter du groupe par la Blogothèque. Enjoy.


La Terre Tremble !!! - A Take Away Show - Part 1 from La Blogotheque on Vimeo.



dimanche 4 avril 2010

Le 5ème homme

Je suis allée voir le concert d'EZ3kiel vs Hint à la Carène jeudi dernier, le "Collision Tour". Vuneny en assurait la 1ère partie.
Aucune connaissance desdits artistes (de nom pour EZ3kiel), juste une ou deux écoutes sur Youtube et la certitude que ça allait envoyer du gros. D'après le pitch (bien fait), deux groupes venant d'univers très différents, noise pour Hint et électro-dub pour EZ3kiel. Un très bon article de Mowno ici en dit plus à ce sujet.

Et collision il y eut.  Et vraie découverte. Bon je suis fan de Rage against the Machine, ça compte un peu !!! A part des copains qui pignaient parce que ça aurait pu envoyer plus et qu'il n'y avait pas de voix (juste sur 1 ou 2 morceaux), moi j'étais contente. Des sons lourds et d'autres plus aériens, de bonnes basses, des guitares, deux batteries, le synthé. A part ça c'est dur de décrire pour une néophyte et je vais éviter. Les morceaux sont composés en 3 temps : une entrée en matière plutôt calme comme grondant sous terre, une montée en puissance et une explosion plus ou moins violente.

J'avais vu la vidéo de présentation du tour (voir reprtage de Mowno) et la vidéo de "Versus" et m'attendais donc à quelque chose d'approchant, puissant et mélodieux . C'est le morceau que j'ai préféré mais tous n'étaient pas aussi aériens.


Maintenant pour se faire une idée il existe un live CD + DVD du Collision Tour 2009, également en écoute intégrale sur Deezer. J'ajoute un lecteur avec ces morceaux ainsi que l'album de Vuneny (aussi en écoute sur le site).

Découvrez la playlist Collision Tour 2009 avec Ez3kiel & Hint


Mon petit jeu lors des concerts consiste à dissocier chaque instrument des autres. Focaliser sur la batterie, puis revenir à l'ensemble, puis sur la guitare pour voir la contribution de chacun. Des fois c'est difficile, mais finalement c'est un assez bon indicateur pour savoir si le son est bien géré. Là c'était bien le cas. Car un concert, je peste assez souvent comme ça, peut être complètement raté si les balances sont mal faites, le son trop fort, bref, les musiciens auront beau jouer super bien, le résultat n'est pas à la hauteur de leurs efforts.
Tout ça pour arriver au titre de l'article. Quand je parle du 5ème homme (j'aurais pu dire 6ème ou 10ème), je pense au son et aux lumières, aux personnes de l'ombre qui en fond de salle contrôlent ce qui se passe sur scène. Ce qui m'a frappé et que je retiendrai particulièrement des concerts de Vuneny et du Collision Tour, c'est plus qu'un habillage cette mise en scène de lumière.


Pour EZ3kiel vs Hint, le jeu de lumière tout en ombres, lumières bleues et fumées m'a beaucoup fait penser au concert de Ghinzu que j'avais vu dans la même salle l'année dernière. Je n'avais pas été emballée par leur mise en scène pour deux raisons.
D'une part, j'aime regarder les musiciens jouer même si je ne comprends rien aux accords (ne serait-ce que pour le petit jeu décrit précédemment) et là c'était impossible de voir quoi que ce soit. Frustration. Ensuite, le parti pris ambiance mauvais garçons buvant de la bière semi-bourrés dans je ne sais quels supposés bas fonds (bar de jazz ? c'est pas le style) m'a paru surjoué. C'est pas tout d'avoir l'idée, il faut l'assumer et la jouer. Pas pris. Cette fois l'obscurité et la fumée habillaient vraiment le fond de scène ce qui permettait de voir les musiciens jouer, et c'était nettement mieux.

Pour Vuneny, et c'est dommage que je n'aie pas trouvé de vidéo potable pour illustrer, ils n'étaient que 2 sur scène, sur la grande scène où trônaient déjà 2 batteries en fond et tous le matos lourd pour la suite des hostilités. Bien sûr ils ont assuré, mais la lumière a largement contribué à animer la scène. Je n'ai pas compté mais il y avait bien une quinzaine des faisceaux dirigés un peu dans tous les sens, vers le public, et sans être à un son et lumière de Jean-Michel Jarre ils se sont vraiment appuyés dessus. Un grand bravo pour ce show. Sinon, autant acheter le disque :))

En écrivant cet article j'ai écouté le live du Collision Tour ainsi que "Heligoland" de Massive Attack. En écoute là.
Je commence à avoir l'impression de leur faire de la pub.

mercredi 31 mars 2010

Sous les visages : de la difficulté de rendre compte d'une pièce de théâtre

Je sors de la pièce groggy et assez contente d'y être allée seule finalement. En vrai j'appréhendais un peu, j'avais tenté de refuser la place offerte par une copine qui ne pouvait pas y aller. Mais c'était un cadeau de remerciement, bref je n'avais pas pu refuser.

Je sors de la pièce avec des questions et une boule et je n'ai pas envie d'en parler. Pas tout de suite. J'aurais pu rester assise, là, s'il n'avait fallu vider la salle. Le temps de transition "Retour maison" aide un peu à revenir dans ma vie à moi et à ne pas rester sur ce siège. Je commence par me poser les questions et je laisse la boule pour plus tard. Rien qu'en l'écrivant elle refait surface.

Je cherche un peu, que dit-on de cette pièce ? Ce que je lis, ce n'est pas ce que j'ai vu.
Comment en rendre compte alors ? Avec ses tripes, pas en bavardant autour d'un thé et de sucreries. Ca ce sera pour plus tard, après une certaine distanciation d'avec les émotions ressenties. Tout de suite, c'est là bien net dans ma tête et mon ventre. Je regardais les gens autour de moi, ma voisine était prof apparemment et je me demandais comment ils pouvaient bien ressentir toute la réalité de la pièce sans l'avoir vécue, l'expérience du licenciement ? Autour d'eux il doit y en avoir des proches touchés par le fléau. Combien sont sortis de là en fermant bien leur manteau, rassurés de leur sort avec un petit soupir "c'était fort mais c'était beau hein" ? Ah oui.

Les mots clé sont là : licenciement, inadéquation au poste, aliénation au travail. Pour résumer, c'est l'histoire d'une jeune femme, Agnès, qui perd son emploi. Plus exactement, qui se fait licencier. Elle fait plusieurs boulots apparemment, dans quel ordre ce n'est pas très clair : supermarché, télémarketing. La scène de phoning, criante de vérité, une amie me l'a décrite textuellement : laissez vos cerveaux à l'entrée et reprenez-les en partant. Infantilisation, une vente est saluée par des applaudissements. Si certains s'en accomodent, ce n'était pas son cas. La suite, la dépression et un certain laisser-aller.


La deuxième partie m'a un peu perdue en route. D'après les critiques, une membrane réalité/télévision se dissout et on se retrouverait dans une réalité transformée par Agnès. Cet aspect-là ne m'a pas trop marquée, soit que je ne l'ai pas compris, soit qu'il ne m'a pas touchée. Je pense que la pièce a pu être remaniée entretemps, d'après certaines lectures qui du coup ne m'aident pas trop à me retrouver. Aujourd'hui les personnes que je connais ne se rêvent pas à travers un écran de télé mais d'ordinateur, de jeux en réseaux en mondes virtuels, ils se créent un personnage déconnecté de la réalité mais surtout déconnecté d'un monde du travail où ils n'ont pas trouvé leur place ou ne l'ont plus.

C'est peut-être ça "Sous les visages", ce personnage que nous sommes, perçu à un moment par certains, qui n'arrivent pas à comprendre que la réalité est bien plus complexe qu'une case pratique pour ranger les gens, que les définir à travers un métier ne suffit pas et que si le "moi" peut se résumer à ce qu'ils en savent, il ne saurait s'y réduire.

J'ai vraiment aimé le spectacle (surtout le début) ainsi que la mise en scène. Réaliste et poétique. La voix d'ouverture, qui me fait penser à une actrice française dont je ne retrouve pas le nom qui j'espère me reviendra, une voix entre celles de Valérie Bruni Tedeschi et d'Amira Casar. Les acteurs sont excellents, les actrices notamment avec un jeu et une performance de danseuses contorsionnistes. Bravo pour l'accompagnement du Quartz. J'ai mis un moment à comprendre comment fonctionnait le décor, dans lequel les personnages se faisaient happer, apparaissaient ou disparaissaient.


Photo  ©Alain Monot

La première partie m'a fait l'effet d'un miroir, d'où une baffe gigantesque. Elle m'a rappelé des situations vécues, par moi ou par mes proches, racontées comme on peut les raconter sans détour à quelqu'un qui peut comprendre l'angoisse de ne pas avoir de port en vue, qui comprend pour l'avoir vécu de trop près et ne risque pas de s'effondrer face au sentiment d'incapacité dans lequel on se retrouve face à l'autre. Dans le spectacle, c'est une vérité que l'on cache en se forçant pour ne pas faire peur aux parents, suivi de la "mise à nu" (après coup, je repense à l'Adversaire avec Daniel Auteuil, qui relate un fait divers, la vie d'un homme qui a préféré vivre dans le mensonge et tuer sa famille que de les/se confronter à la vérité). Les parents qui ne comprennent pas le contexte, essayent maladroitement d'aider et se trouvent infiniment et tristement inutiles.

J'ai regretté que la colère évoquée au début ne se transforme en rien car ce n'est pas dans ma nature. Ou qu'il n'y ait pas de conclusion à cette colère. En chacun la réponse. Parfois la colère n'aboutit à rien d'autre qu'à l'acceptation de soi-même et de sa situation. Et la seule chose que l'on peut faire, c'est d'accepter, soi ou l'autre, à défaut d'avoir les clés pour tout comprendre.

Sous les visages, pièce de et par Julie Bérès, avec la Compagnie Les Cambrioleurs
Plus ici , et je vois la catégorie choisie par Télérama : théâtre acrobatique.

lundi 29 mars 2010

Revenge (Dark night of the soul) traduction

Sur demande, une traduction de cette chanson.



Le texte d'origine pour commencer

Danger Mouse And Sparklehorse: Revenge
This song is performed by Danger Mouse And Sparklehorse, appears on the album Dark Night Of The Soul (2009) and features The Flaming Lips.
http://lyrics.wikia.com/Danger_Mouse_And_Sparklehorse

Pain
I guess it's a matter of sensation
But somehow
You have ways of avoiding it all

In my mind
I have shot you and stabbed you through your heart
I just didn't understand
The ricochet is the second part

Cause you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once you've sought
The path of revenge
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more that it hurts me

Strange
It seems like a character mutation
Though I have all the means
of bringing you fuckers down
I can't make myself
To destroy upon command
Somehow forgiveness
lets the evil make a loss

No you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once we become
The thing we dread
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more it backfires
The more it backfires
The more that it backfires


La traduction pas littérale

j'imagine que la douleur est une question de perception
mais d'une certaine façon il y a des manières de l'éviter

dans ma tête
je t'ai tiré dessus et poignardé dans le coeur
je n'avais simplement pas compris
que la suite, c'est que ça allait ricocher

car tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois que tu as cherché
le chemin de la vengeance
il n'est plus possible d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela me fait de mal

Etrange
on dirait un changement de caractère
bien que j'ai tous les moyens
de vous mettre à terre, connards
je ne peux pas me forcer
à détruire sur commande
d'une certaine manière pardonner
fait perdre le mal

Non tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois qu'on devient
la chose qu'on redoute
il n'y a pas moyen d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela se retourne contre moi (x3)