dimanche 28 novembre 2010

I come from pop et petites brestoiseries

Qui suit un peu la très active scène brestoise n'a pas pu passer à côté des mélodies d' I come from pop. Ils passent régulièrement à la Carène, font partie des 10 finalistes du prix Mediator du journal "Ouest France" (ok, le nom du tremplin est douteux, pour un journal d'actu on a connu mieux).

Ce sont un peu mes chouchous je dois bien avouer ne plus être très objective quant à leurs prestations. Mais comment ne pas se laisser charmer ? Car I come from pop cultive sans artifices un certain décalage. J'ai déjà parlé de la voix androgyne du chanteur, à laquelle tout le monde se laisse prendre.

Jeudi lors de la très réussie release party de leur EP à la Carène, une amie m'a demandé qui chantait alors que nous étions face à la scène et n'a pu réprimer un "c'est lui !" lorsque je lui indiquais un barbu à lunettes et chemise de bûcheron grattant négligemment sa guitare assis sur une chaise. Et oui, encore une qui s'y laisse prendre, elle m'avoue s'attendre à une chanteuse et je la rassure en lui disant que ça m'a aussi fait ça la 1ère fois.
Finalement, c'est donc une sorte de dépucelage qu'un 1er concert d'I come from pop, et autant dire qu'une fois les mélodies installées dans un coin de votre cerveau elles n'en sortent plus.
Et je n'ai pas encore décrypté tous les thèmes de leurs chansons, mais je ne pense pas trop me tromper en disant qu'elles sont beaucoup moins sages qu'elles n'y paraissent, de même qu'un son pop d'abord sucré fait rapidement place à des accords et à un fond résolument rock.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer le sujet et risquer de gâcher les préliminaires.

La release party I come from pop était donc une soirée très réussie, le groupe était très à l'aise, et je ne peux que vous inciter à aller les voir sur scène.
Ils ont de plus eu la très bonne idée de s'entourer d'amis et d'inviter Carp en 1ere partie de leur concert. Bref, un succès. Sur ce je vous laisse avec une vidéo en plein air que j'aime beaucoup


I COME FROM POP from MrBo on Vimeo.


Le myspace d'I come from Pop c'est par ici : http://www.myspace.com/icomefrompop
Le myspace de Carp, c'est par là : http://www.myspace.com/carpmusic

"Le nom des gens" un film qui a du sens

Une fois n'est pas coutume, un film qui donne envie de parler de lui. Un film frais et engagé, qui traite de sujets durs avec légèreté et drôlerie. Après avoir vu quelques petits films qui donnent juste envie de dire "vas-y, tu passeras un bon moment", pour ne pas les citer "Les petits Mouchoirs" et "Date limite" (en fait celui-là je ne le recommande même pas, sauf pour Zach Galifianakis qui est absolument génial), voilà un film qui donne envie de pousser les gens dans la salle. Oui oui, il faut parfois mettre un peu de force dans ses convictions.

Mort, viol, faschisme, politique, religion, génocide ... aborder seulement un de ces thèmes suffirait à en faire fuir plus d'un. "Le nom des gens" parvient au tour de force de les rassembler et d'en faire une comédie engagée et pleine d'espoir. Les non-dits sont assassins. Le ton ici est libre. Le réalisateur aime ses personnages et ses acteurs, très bons, qui portent le film à nos coeurs et à notre tête. Car Baila l'a bien compris, et c'est bien ce qu'elle prône : parler au coeur (au cul pour commencer) pour atteindre la tête.

Difficile de faire des recherches pour trouver une vidéo à ajouter sur cette page sans tomber sur une palanquée d'articles sur ce film. Soit je les lisais tous, pour éviter de paraphraser, soit je n'en lisais aucun et c'est le manque de temps qui l'emporta (oui écrire un article de blog prend du temps, ce n'est pas nouveau mais c'est bon de le rappeler).
Alors allez voir !

La seule critique à mon sens porte sur une affiche qui ne véhicule pas un dixième de ce qu'est le film. Je ne sais pas pour vous, mais en tout cas moi j'y retourne !

mardi 16 novembre 2010

Dix raisons de ne pas aimer Aaron

1. parce que leurs albums sont bien déprimants en hiver quand il pleut, surtout quand on n'a pas un copain contre qui se blottir en les écoutant

2. parce que si on a un copain, lui n'aime pas vraiment et consent à servir d'éponge mais avec des boules quiès ou du son qui déchire sur son ipod


3. parce qu'ils sont un peu beaux gosses et que leurs vestes tombent impec' et que de toute façon, casés ou pas on n'a aucune chance


4. parce qu'en plus on peut même pas se consoler sur leur photo vu qu'on n'a pas le droit d'en prendre pendant le concert


5. parce que du coup notre copain est jaloux


6. parce que la dernière fois que j'ai vu un concert avec des nanas qui bougent les bras de droite à gauche, c'était Patrick Bruel quand j'avais 12 ans


7. parce qu'il y a quelques 150 000 nanas qui ont choisi " lily75" comme pseudo après avoir vu le film "je vais bien ne t'en fais pas"


8. parce que je fais partie des 150 000 nanas


9. parce qu'en fait, en vrai leur concert il déchire carrément, c'est bien plus rock que les albums, on se laisse charmer ni vu ni connu et en plus le chanteur sait AUSSI danser et on a passé une super soirée ... et pas de 10 du coup... 

Aaron et moi, c'était pas vraiment gagné. Pourtant, au départ c'était plutôt bien parti. J'avais découvert leur chanson "Lily" avec le film "je vais bien ne t'en fais pas", film magnifique, superbement joué. La chanson collait vraiment bien, pleine de mélancolie. Bref, complètement sous le charme j'utilise ce prénom comme pseudo.

Pourtant quand, peu de temps après, Aaron passe en concert à Brest, l'écoute de l'album me dissuade d'y aller. Je trouve que ça traînaille, bref, pas du feu de dieu pour une soirée concert.

Et ben voilà cette fois, ils sont repassés et j'y suis allée : non seulement j'ai passé une très bonne soirée, mais en plus il faut le dire le concert était vraiment chouette. Je serais restée sous le charme (ce n'est pas une légende l'envoûtement collectif) s'il n'y avait eu ce malheureux incident ou je me suis fait confisquer mon appareil photos car Aaron ne souhaite pas être pris en photo pendant les concerts.

Bref, revenons-en à l'essentiel. Aaron en concert, c'est bien plus énergique que les albums. Non seulement ils savent faire monter la sauce, le chanteur danse l'oeil pétillant (sa souplesse n'est pas sans rappeller Dionysos) en allant crescendo avec des morceaux rock puis en faisant diminuer la pression. Le dernier morceau, après rappel du public, laisse tout le monde sans voix.

Allez, un petit morceau que j'aime bien pour la route. Pour le reste, il faut vivre le concert.

mercredi 3 novembre 2010

Vous reprendrez bien un peu de fin du monde ?

Il y a ce morceau de The Postal Service , we will become silhouettes, que j'écoute avec plaisir. Il y règne a une ambiance de fin du monde guillerette. Du coup à force de l'écouter, j'ai fini par me demander : comment la fin du monde est-elle abordée en musique ? Bon le morceau ne parle pas exactement de la fin du monde, je pense que c'est plutôt une alerte à la pollution de l'air, ou une  bombe chimique qui explose pour vicier l'air que nous respirons.
Mais quand même, le sujet est récurrent dans les films catastrophe, pourtant il faut bien dire que je ne me suis jamais demandé ce que serait la fin du monde. Il m'arrive de penser à ma mort, d'espérer pouvoir maîtriser la manière dont cela se passera, mais la fin du monde, du tout. Récemment le film La Route et le livre éponyme (je les cite dans l'ordre où je les ai vu/ lu) nous décrivent un monde vide et froid.




Limite ça serait sympa. Un texte atroce sur une petite musique guillerette.

I've got a cupboard with cans of food,

filtered water, and pictures of you
and I'm not coming out until this is all over.
And I'm looking through the glass
Where the light bends at the cracks
And I'm screaming at the top of my lungs
Pretending the echoes belong to someone
Someone I used to know

And we become silhouettes when our bodies finally go
ba ba ba ba

I wanted to walk through the empty streets
And feel something constant under my feet,
But all the news reports recommended that I stay indoors
Because the air outside will make
Our cells divide at an alarming rate
Until our shells simply cannot hold
All our insides in,
And that's when we'll explode
(And it won't be a pretty sight)

And we'll become silhouettes when our bodies finally go
ba ba ba ba



J'ai un placard plein de boîtes de conserve,
de l'eau filtrée et des photos de toi
et je ne sortirai pas avant que tout soit terminé.
Et je regarde par la fenêtre
Aux fentes où la lumière se casse
Et je m'époumone
En faisant comme si l'écho venait de quelqu'un
Quelqu'un que je connaissais

Et nous deviendrons
des silhouettes quand nos corps s'en iront enfin
ba ba ba ba

Je voulais marcher dans les rues désertes
Et sentir quelque chose de dur sous mes pieds
Mais toutes les nouvelles recommandaient de rester enfermé
Car l'air à l'extérieur fera
Se diviser nos cellules à un taux alarmant
Jusqu'à ce que nos carcasses ne retiennent tout simplement plus
Toutes nos entrailles à l'intérieur,
Et c'est là que nous exploserons
(Et ce ne sera pas très joli à voir)

lundi 1 novembre 2010

Persévérance

Alice Lewis + Who are Lutra Lutra + Tunng à la Carène

C'était une belle soirée de concerts pop folk samedi soir à la Carène où je me suis aventurée seule pour une fois. Partir seule ne veut pas dire passer la soirée seule, mais je crois que l'alternative aurait été de rester calfeutrée chez moi. La perspective ne me dérange pas mais cela ne m'est tout simplement pas arrivé depuis longtemps.
C'est souvent tentant d'être accompagné pour partager ce moment plein d'émotions, agrémenté de commentaires, de bières, d'histoires de vie et plein d'autres bêtises pendant la pause. Aller voir un concert devient un bon prétexte à passer la soirée avec les copains. Sauf qu'ils sont parfois encombrants les amis, quand on a envie d'écouter le concert tranquillement, d'entrer dans les textes et l'univers qui nous est proposé. Mais voilà les copains ne s'arrêtent pas de parler sur commande quand la musique reprend. Et moi non plus.

Il faut bien dire que la dernière fois fut limite catastrophique lors du concert des Last Morning Soundtrack au Cube à Ressort. Tout le monde était content de se revoir, on était devant, bref, j'en étais presque gênée pour les musiciens, j'avais l'impression qu'on n'entendait que nous. Bref, de manière très égoïste, après cet épisode j'ai décidé de ne pas rameuter la bande cette fois. Pas sure qu'ils auraient suivi de toute manière.

Je venais surtout pour Tunng qui terminait sa tournée. Pour être tout à fait honnête je n'avais pas entendu parler d'eux il y a un mois encore. Chose surprenante, j'ai pourtant cru les reconnaître sur scène, et je me demande si je les avais déjà vus ou s'ils font partie de ces gens que l'on est persuadé de connaître parce qu'ils ressemblent à nos voisins. Des voisins un peu roots. Donc, la Carène proposait un pass pour 3 soirées à un prix très intéressant "pub!" dont le concert de Marvin et Cheveu annulé dans un épisode précédent et recalé le 5 novembre prochain. C'est celui que je voulais voir, donc merci la Carène pour cette belle occasion de découvrir d'autres groupes.

Je n'ai vu que la fin du concert d'Alice Lewis qui ouvrait le bal. Trois morceaux précisemment, c'est peu pour se faire une idée. Belle voix, belles mélodies, vraie présence sur scène. Après, les morceaux avec le synthé seul en accompagnement ... c'est un peu trop années 80 à mon goût (sauf quand c'est Dominique A mais bon...).

La surprise est venue de Who are you Lutra Lutra ?. Je les avais vus récemment dans le cadre des Challenges Musicaux de la Carène et leur performance dans une grande salle un peu vide m'avait franchement déçue. Cette fois l'ambiance était intimiste, le Club pas mal plein et le public pas trop. Mauvaise configuration la première fois ? Scène un peu grande, peut-être trop éclairée. Groupe plus à l'aise cette fois ? Sans doute. Public attentif (mais pas forcément acquis d'avance à ce groupe en émergence). Bref, il se dégageait vendredi soir une atmosphère feutrée un peu hypnotique. J'étais dans mon salon, debout certes mais très à l'aise, en mieux, avec un mec qui racontait une belle histoire et nous invitait à la suivre. Moi franchement, j'ai tout pris en bloc. A la fin du concert j'ai eu envie de rester dans la salle plutôt que de rejoindre le brouhaha du hall, et surtout de ne pas parler, ne pas intéragir avec le monde extérieur, sure que tout ce qui pourrait arriver aller gâcher la poésie du moment. Je suis restée là un court instant, un peu en flottaison, à me demander comment une voix et quelques instruments avaient réussi à m'extraire de cette petite foule autour le moi l'espace d'un concert. Les mecs, un conseil, la prochaine fois qu'ils passent, emmenez votre amoureu(x)se.

Après cela, les colorés Tunng et leurs instruments ne sont pas parvenus à m'arracher de cette sensation et à me faire redescendre entièrement sur terre. Ni à me captiver autant qu'ils le méritaient surement.





Le myspace de Who are you Lutra Lutra : http://www.myspace.com/whoareyoulutralutra

vendredi 20 août 2010

L'absent(e)

Il y a quelque chose de bizarre et troublant à habiter chez des gens qui ne sont pas là, sans les connaître. On les découvre et on imagine leur manière de vivre dans cet univers à leur façon de l'agencer, de ranger.
L'appartement n'est pas fini, apparemment les propriétaires le retapent au fur et à mesure pour le transformer selon leurs goûts, à leur rythme.

Lieu de passage, lieu de vie, cocon pour jours pluvieux. A la première impression on sait qu'on se sentira bien dans cet endroit qui a une âme.

Cordages, caisses de vin devenues étagères, vieilles lampes... des objets de récup traînent ça et là attendant de trouver leur fonction.
Jeux de société et livres ont été posés là sans y penser au gré des soirées des occupants.
Les coquillages ramassés sur la plage sont aujourd'hui des mobiles aériens.
Un tableau longiligne représentant des tulipes illumine la pièce et charge la pièce d'énergie.
Quelques photos discrètes traînent par endroits, les enceintes semblent hors d'âge.
Dans la platine, Moriarty sonne admirablement et m'accompagne pour commencer la soirée.
Dans la caisse de CD, je cherche mes repères dans ce lieu qui n'est pas le mien. Ambiance world c'est pas trop ma came mais je finis par sortir "Doolittle" des Pixies, "Dummy" de Portishead, et "l'Absente" de Yann Tiersen que je garde pour la fin.
Après un premier morceau attendu (j'ai acheté l'album avec la BO d'Amélie Poulain à la sortie du film), je reconnais Dominique A à ma grande surprise. Comment ai-je pu passer à côté de cet abum à ce point ?
Soit, le 1er morceau c'est du Amélie Poulain, mais comment ai-je pu classer le reste de l'album de façon si expéditive comme une ressucée de la BO ?
Voix de Lisa Germano, voix et paroles de Tiersen, Dominique A et Neil Hannon, chaque morceau est un cadeau. Et je me laisse envoûter par "l'Absente", qui résonne étrangement dans ce lieu et à ce moment précis.

"Bagatelle", donc, ce morceau est pour quelqu'un que j'aime et qui traverse une grosse peine d'amour.



Tiens, une petite voix me glisse quatre verités
Qui passent la rampe et gravissent l'escalier
Les jambes tirent et les yeux ont tourné,
Va savoir, où la bouche est tombée

Comme museau levé j'écoute, la voix je la suis,
Top là ! Echangeons des nuits pour des nuits
Du coup l'aube en sort toute retournée,
Le bourreau a du mal a trancher.

Et aussitôt, quelqu'un manque et de rien, le jour est chargé
Et tout peut se charger d'absence.
Rien qui sache mieux qu'elle s'absenter.

Bagatelle, que m'as tu promis ? Où m'as-tu mené ?
Les petites vagues se font vite emportées,

Et morflant, sous cape, comme habitué,
On a vite sa table, ses entrées
Des retours de flamme s'annoncent,
Leurs trains sont attendus,

Ma pancarte est inutile, ils m'ont reconnu,
Dans l'hélice où mes doigts sont passés
Je m'avance l'histoire de bien capter.

Car rien à faire quelqu'un manque et de rien,
Le jour est chargé,
Et tout peut se charger d'absence,
Rien qui sache mieux qu'elle s'absenter

dimanche 25 juillet 2010

La Route du Rock 2010 : mise en bouche

Savourer la programmation qui nous attend à la Route du Rock cette année. Se préparer aussi à faire quelques regrettables coupes franches. J'adore Hope Sandoval, mais là ça va tout simplement pas être possible, non seulement c'est en même temps que Lonesome French Cowboy (soupir, à quand le don d'ubiquité ?), mais en plus c'est au Palais du Grand Large donc 20 euros de plus (au bout d'un moment ça compte, le forfait n'est pas le plus cher des festival mais ça fait quand même 80 euros ...).
Voilà

Vendredi 13 août

... sur la plage

17h00 : Little Red Lauter - http://www.myspace.com/littleredlauter

... au Fort Saint Père

18h30 : intro DJ Magnetic Friends

19h15 : The Dum dum girls http://www.myspace.com/dumdumgirls

20h30 : Owen Pallett >http://www.myspace.com/owenpallettmusic

21h50 : Yann Tiersen & Dust Lane Inc. http://www.myspace.com/yanntierseninprogress

23h50 : The Black Angels http://www.myspace.com/theblackangels

01h20 : Liars http://www.myspace.com/liarsliarsliars

2h40 : Caribou http://www.myspace.com/cariboumanitoba


Samedi 14 août

... au Palais du Grand Large

14h : Christophe Brault

16h : DM Stith - http://www.myspace.com/dmstith

17h15 : Hope Sandoval & the warm inventions - http://www.myspace.com/hopesandoval

... sur la plage

17h00 : Lonesome French Cowboy http://www.myspace.com/lonesomefrenchcowboy

... au Fort Saint Père

18h30 : intro DJ Magnetic Friends

19h15 : Martina Topley Bird - http://www.myspace.com/martinatopleybird

20h15 : The Hundred in the hands - http://www.myspace.com/thehundredinthehands

21h30 : Foals - http://www.myspace.com/foals

23h00 : Massive Attack - http://www.myspace.com/massiveattack

01h05 : Two Door Cinema Club - http://www.myspace.com/twodoorcinemaclub

02h40 : We have band - http://www.myspace.com/wehaveband


Dimanche 15 août

... sur la plage

17h00 : Karaocake- http://www.myspace.com/karaocake

... au Fort Saint Père

18h30 : intro DJ Magnetic Friends

19h15 : Ganglians - http://www.myspace.com/ganglian

20h30 : Archie Bronson Outfit - http://www.myspace.com/archiebronsonoutfit

21h55 : Serena Maneesh - http://www.myspace.com/serenamaneesh

00h45 : The Flaming Lips - http://www.myspace.com/flaminglips

23h15 : The National - http://www.myspace.com/thenational

02h30 : The Rapture - http://www.myspace.com/therapture

dimanche 18 juillet 2010

Petit guide de survie en Festival

Que l'on aille sur un festival pour un soir ou pour plusieurs, il y a un minimum de choses à prévoir pour profiter de sa journée l'esprit tranquille. De base, si vous lisez ces lignes c'est que vous êtes un minimum prévoyant ou conscient, donc pas trop de soucis à vous faire.

Risques de pluie (c'est du vécu !!)
- Bottes (les chaussures de rando pèsent 1 tonne au retour, pensez-y, au moment où vous rentrerez à 3 h du matin lessivé d'avoir marché et pogoté);
- Vrai poncho ou veste de mer : le K-Way de base et carrément insuffisant s'il pleut des cordes.
Les conseils basiques
- Vous venez en voiture : notez tous les détails qui peuvent vous permettre de la retrouver de nuit (c'est con mais un jour j'ai dû chercher ma caisse pendant 20 bonnes minutes, ça calme) ; quitte à prendre les lieux en photo avec votre téléphone;
- Prenez une lampe de poche;
- Avant de vous déplacer, repérez le plan du site et fixez un lieu de rendez-vous facile à trouver pour vos amis (rendez-vous devant la pancarte du bar n°7 entre chaque concert par exemple) ; ça évite les sms et appels qui ne passent pas forcément ou sont vus 1 h trop tard et ça vous permet de profiter des concerts sans stresser pour retrouver vos potes, vous savez que vous pourrez les retrouver plus tard ;
- Notez votre numéro de IMEI au cas où vous perdiez votre téléphone ( voir mode d'emploi ici );
- Une bonne polaire, quand la nuit avance, c'est plus qu'agréable (sauf à Ibiza ?);
- De la crème solaire sauf si vous voulez donner une chance à votre futur cancer;
- Buvez (aussi) de l'eau !! l'alcool déshydrate;
- Des cachets contre le mal de crâne (perso, c'est doliprane 1g).

Hygiène
- Mouchoirs (peut remplacer le PQ)
- Lingettes (permet de se laver les mains et le reste)
- Gel nettoyant sans eau à l'alcool (ne pas mettre les mains dans les yeux après)
- Collyr ou liquide physiologique (avec un peu de vent, la terre qui vole c'est la galère, j'ai testé : les yeux qui pleurent pendant 10 mn non stop c'est pas cool) au risque d'un bel orgelet (miam)
- Si vous portez des lentilles, mieux vaut des journalières
- Sac poubelle (pour s'assoir par terre et peut se transformer en poncho d'occase, héhé)
- Des chewing-gum pour l'haleine à défaut de dentifrice (si ce n'est pour vous, faites-le pour les autres)

L'après (à avoir sur vous, ou dans votre voiture)
- Duvet, même si vous venez en voiture et pensez rentrer chez vous; ça peut vous permettre de reporter le départ en cas de grosse fatigue; ou de faire un pause
- Bouteille d'eau à avoir sur soi, avant, après, dans la voiture (on en distribue gratos quand c'est interdit dans l'enceinte du festival );
- Du chocolat ou un truc à manger, car c'est épuisant tout ça !!!

Gain de temps
- Faites ou achetez vos casse-dalle AVANT d'entrer sur le site du Festival, surtout si vous pensez arriver un peu juste pour les concerts (pas rare d'avoir 1h d'attente, rien de tel pour rater un concert ... à voir mon post précédent, j'enrage encore);
- Prenez un peu de temps avec vos amis sur place ou quelques jours avant pour repérez les concerts qui vous intéressent , histoire de vous filer des moments de rendez-vous sans prise de tête.

Voilà quelques petits conseils perso, pour d'autres infos, il existe un guide ici (merci à ce site Belge !).
Et pour finir, un article très drôle à défaut d'être très utile (perso je trouve que ça fait partie du festival de rater les concerts qui vous intéressent moins pour boire des coups avec vos amis) : les 10 règles du festivalier : manuel de survie à l'attention des lonesome cow-boys.

Bon(s) festival(s) !

Les Vieilles Charrues, jeudi 15 juillet 2010, 45 000 festivaliers ont fait muMuse sous la pluie

Les Vieilles Charrues, jeudi 15 juillet 2010

- 45 000 personnes attendues (plus les bénévoles et autres stands).
- Billet : 45 euros trouvé sur internet 5 jours avant (merci le jeune homme qui n'a pas fait monter les enchères à plus de 70 euros)
- Départ :16h15 de Brest - Arrivée : 17h15 sans trop d'embuches
- 20 à 30 mn de marche
- 1h30 d'attente pour passer l'entrée
- Discuté 1h avec les copains que je retrouve à droite à gauche
- Plus d' 1 h d'attente pour finalement manger 1 barquette de frites car il n'y a plus de pain (comment c'est possible alors que tout le monde sait que c'est à guichet fermé depuis un mois ??? en plus la Garenne était fermée, on ne sait pas pourquoi)
- Raté Revolver pour la 3ème fois
- Raté The Ravonnettes et Dutronc
- Vu Muse
- Partie au milieu de Mr Oizeau
- Arrivée à ma caisse à 2h00 du mat
- Se taper encore près d'1h de bouchons pour sortir de Carhaix
- A 3h30, pause dodo de 45 mn sur une aire de covoiturage pour ne pas finir dans le fossé
- Au dodo à 5h.

Voilà un résumé en chiffres de la journée. Bilan : 6 à 7 h "cramées" pour 1h30 de concert. Mais quel concert.

Et la pluie, combien de litres tombés pendant la journée ?

Malgré mon expérience des festivals et du climat breton farceur, je laisse les bottes dans le coffre car le ciel bien que nuageux paraît clément. "J'ai de la chance" n'a pas fonctionné cette fois et je termine converse et pieds trempés, manches trempées, pantalon trempé, coupe-vent mouillé. Parapluies interdits, heureusement, à notre grand soulagement, une marque d'alcool léger et un journal local distribuent des ponchos publicitaires roses transparents, transformant des milliers de personnes en préservatifs géants.

photo de droite Nicolas Messyasz, Mediatek Vieilles Charrues


Le concert de Muse est une machine bien réglée. Après une longue attente (la rumeur parle d'annulation), le concert démarre sous la flotte. Plus de pantalon mouillé, plus de pieds trempés. Juste un son incroyable, un jeu et des écrans de lumière impressionnants, un set qui envoie grave (voir plus bas), et la voix de Matthew Bellamy.
 
met ta cagoule ! - Photo Jean-Michel Roignant, Mediatek Vieilles Charrues

Un cosmonaute qui postillonne ? Non, Matthew singing in the rain - Photo Jean-Michel Roignant, Mediatek Vieilles Charrues

Les intros à la Rage Against The Machine (c'est ma référence, mais c'est la 1ere fois que je vois Muse en concert alors hein !!!) balancent du feu de dieu. Nous avons eu droit aux morceaux les plus connus et les plus attendus :

1. Plug In Baby
2. Supermassive Black Hole
3. Uprising
4. New Born
5. MK Ultra
6. Interlude
7. Hysteria
8. Citizen Erased
9. Nishe
10. United States Of Eurasia
11. Undisclosed Desires
12. Resistance
13. Time Is Running Out (+ riff House of the Rising Sun avant)
14. Stockholm Syndrome

Rappels:

15. Starlight
16. Knights of Cydonia
(source : Muse Concert Setlist at Festival des Vieilles Charrues, Carhaix-Plouguer on July 15, 2010 setlist.fm )
 

"Uprising" pour la route

dimanche 13 juin 2010

Les jours de pluie sans pluie

Il y a des jours où on préfère rester dans son cocon, dans le vieux pull tricoté par grand-mère. On se prépare un grand chocolat chaud et on se love dans le canapé avec une couverture. Un livre et un fond musical auxquels on prête distraitement attention parce que nos pensées sont ailleurs. Juste besoin de se préparer pour affronter la semaine. Juste un peu trop fatiguée de la soirée de la veille.

Trois morceaux qui collent bien à l'ambiance. Le 1er que je n'arrive pas à chasser de ma tête. Le 2ème découvert l'année dernière et dont j'attends l'album avec impatience. Et le dernier que j'aurais préféré utiliser avec son clip d'origine, mais Mr EMI n'est pas d'accord.

1973, Simple song for a complicated girl



http://www.myspace.com/1973

 The Last Morning Soundtrack, Your escape my guiltiness



http://www.myspace.com/thelastmorningmusic


Etienne Daho, le premier jour du reste de ta vie

samedi 12 juin 2010

Radio Dept vs Saint Etienne

J'ai déjà dit que lorsque j'écoute une chanson, il arrive régulièrement qu'elle me fasse penser à un autre morceau. Souvent c'est seulement l'air qui me revient et il me faut quelques jours pour retrouver le nom et l'interprète.
Cette fois, j'ai trouvé tout de suite.

Never Follow Suit, The Radio Dept.



Only Love can break your Heart, Saint Etienne




Ya un truc ou c'est moi ?

dimanche 6 juin 2010

iPhone, des applications mobile pour avoir l'air d'avoir une vie

OK moi aussi j'ai cédé à la marque à la pomme. Ca fait déjà 2 ans que j'ai un gadget qui accessoirement permet de téléphoner et nous sommes inséparables.

Je me couche, un tour sur facebook et twitter, puis je lis VDM pour rigoler et je programme mon Sleep Cycle pour me réveiller dans le total respect de mon cycle de sommeil. Bien sûr, au réveil, je vérifie que mon graphe de sommeil pour être bien sure d'avoir eu un sommeil réparateur (ah non, ne pas se fier à la première impression au réveil) et je lis mes actus twitter.


bien dormi moi hier (rêvez pas c'est pas mon graphe) -
Ou l'appli que les patrons vous demanderont demain quand vous irez au boulot

Absolument droguée à cet engin, je panique à l'idée de m'en séparer. Des vacances dans la pampa ? D'abord, c'est pas prêt d'arriver car je commence un nouveau job et pas question de partir plus d'une semaine, et d'autre part je flippe rien qu'à l'idée de lâcher le bidule, déconnectée des copains, sans réseau ou pire !!! ... sans chargeur. Ben oui, l'année dernière aux Vieilles Charrues, une de mes angoisses eut été de ne plus avoir de batterie, car les applis iPhone consomment pas mal. Finalement, j'ai fait des aller-retour pour différentes raisons. D'abord, chez moi il y a une vraie douche, et passé la trentaine, voire 25 ans c'est complètement faux de croire qu'on ressemble à quelque chose au réveil après une nuit sous une tente avec des braillards dans tous les coins et même pas une douche convenable.

Les applis iPhone, c'est méga Hype, et c'est fait pour que tout le monde le sache. Genre, je suis dans mon salon et je regarde une série de daube, j'ai la maxi flemme d'allumer mon PC. Parenthèse, oui, on ne peut pas avoir toutes les tares, j'ai un minimum de conscience écolo et même si je fais pas mal de route, j'éteins les lumières et les bidules dont je ne me sers pas. Bref, j'ai une réflexion hypra importante à partager, je balance sur facebook grâce à mon appli FB pour iPhone. Et voilà, le message que voient les copains est assorti d'un petit "via  Facebook pour iPhone".
Ou comment faire croire que non, je ne suis pas chez moi, j'ai une vie et je vous merde, d'abord j'ai un iPhone.

Envies de meurtre sur fond de mensonges et trahison

J’aime bien rencontrer des gens et je suis pas mal curieuse malgré une certaine timidité. Du coup c’est un sacré foutoir d’essayer de garder le lien avec les personnes que je croise. Ca donne parfois lieu à des quiproquos. Avec une grande naïveté, ne faisant pas trop de différence de traitement entre entre hommes et  femmes, j'ai l'invitation café facile.

La plupart du temps je ne juge pas, mais quand même un peu quand je tombe sur des blaireaux. Même si je me répète qu'ils ont probablement plein de qualités et que c'est parfois une question de circonstance ou d'intéraction ratée. Le mec qui drague en annonçant son pedigree, job d’ingé, voiture, maison, même si c'est triste de solitude, ça me rendrait un peu méchante. Autant le dire tout de suite, cette technique de drague est complètement naze.

Profil bas, il est certain que j’ai pu provoquer de telles réactions de mon côté, c’est triste à dire mais quand un mec me plaît, la timidité refaisant surface, j’ai du mal à parler ou au contraire je verse dans la critique pour ne pas laisser paraître mes sentiments. Un succès quoi.



Bref, lors des rencontres les mots et les actes sont là et le résultat aussi. Pas de cadeau. Ca peut sembler paradoxal de bien aimer les gens et de trancher parfois dans le vif, mais c’est tout simplement pas possible d’apprécier tout le monde, et c’est pas parce qu’on est sympa qu’il faut croire qu’on se laisse prendre pour un con avec le sourire. J’ai donc une réaction particulièrement aigüe à certains défauts, tout autant que je fais mon possible pour combattre les miens.
très utile, le détecteur de défauts

C’est fascinant à quel point certaines personnes sont faciles à manipuler avec quelques flatteries. Pour moi qui suis absolument dénuée de malice et hermétique à cette pratique, je ne sais pas si ce qui me sidère le plus est la personne qui se laisse bercer par ces sirènes ou la persévérance dont font parfois preuve ces manipulateurs pour exercer leur talent et assoir leur emprise. 

C’est également fascinant de voir à quel point certains se ratatinent comme de sombres merdes quand ils sont pris en flagrant délit de mensonge ou d’hypocrisie. Réaction type de culpabilité. Du coup qui vit ce genre de trahison passe d'une grande tristesse au plus profond mépris. Ca évite d'avoir à prendre les couteaux et finalement ça rend plus fort car cela nous conforte dans ce que nous sommes.


C’est encore plus fascinant de voir comment certains s’en sortent sans ciller. Limite inhumain. Pris la main dans le sac, des pros du déni total, zéro culpabilité. On est tombé sur un pro de la mesquinerie, The Master Traître, pas celui du petit délit par intermittence. Mais tout mensonge est un jour ou l’autre démasqué. Le Traître est alors condamné à essayer de se refaire une virginité (sa réputation en prend un coup), se faire de nouveaux amis et donc perpétuellement évoluer dans des cercles différents.

Il faut un peu de temps pour s’en rendre compte. Mais il suffit de gratter un peu pour s’apercevoir que ces personnes n'ont pas vraiment d'amis mais des connaissances, qui parfois quand on leur pose la question répondent de manière évasive ou éludent rapidement le sujet.

The Traître ne prend pas le temps de cultiver de vraies amitiés et s'il ment sans scrupule, c’est tout simplement par égoïsme. Mensonge et manipulation sont ses armes. Préoccupé par son bien-être, tout est bon pour arriver à ses fins et tout ce qui se mettra en travers de son chemin sera d’abord envisagé avec une incrédulité enfantine, pour être éradiqué violemment de la route.

On ne peut que ressentir de la pitié pour lui (ou elle). Laisser le temps apaiser la douleur de la déception, se pardonner surtout d'avoir fait confiance et de s'être laissé tromper. Mais puisqu’il ne se remet pas en question, n’essaye pas de changer, de reconnaître ses torts (son égoïsme lui empêche de s’en rendre compte), puisqu’il est parfaitement en accord avec lui-même et ses actes, il n’y a aucune honte à avoir. Pas question de discrétion donc, le sujet n'a pas besoin d'être évité ou caché : chacun est responsable de ce qu’il est. Masochisme, The Traître finit par être victime de son propre comportement.


Les gentils gagnent toujours :) (musique Dave Brubeck Quartet - Take Five)

mercredi 26 mai 2010

Les Smiths pour la route

Prendre la route, c'est tout sauf emmerdant.
Par exemple, j'ai découvert hier à la radio que "Sur La Route" de Jack Kerouac doit être ou vient d'être réédité en version complète (http://bibliobs.nouvelobs.com/20100514/19470/kerouac-reprend-la-route) . Il sera peut-être moins chiant à lire.

Aujourd'hui j'ai vu les Douanes choper une voiture sur la quatre voies. Ils se sont calés devant. "Suivez-nous" (c'est le message qui s'afffiche sur leur barre de toit) . On ne peut plus engageant.

La semaine dernière, j'ai vu un car tout cramé sur le bas côté et un bouchon d'au moins 5 km de long provoqué par l'accident. J'étais du bon côté. Très envie de prendre une photo chaque fois mais pas de bol en conduisant c'est pas seulement interdit c'est simplement dangereux. J'ai pensé me mettre à la cibi ...

En fait c'est appréciable d'être coupé du monde pendant le trajet. Je commence à rédiger mentalement l'article que je suis en train d'écrire. Je passe en revue le week-end ou la journée. Heureusement les femmes peuvent faire plusieurs choses en même temps, je regarde donc la route bien sûr. Je me mets du vernis, je me maquille ... non faut pas pousser non plus !!! En fait j'écoute surtout de la musique.

Hier soir les Smiths m'ont empêchée de dormir. Une chanson m'a trotté dans la tête pendant plus d'une heure. Pour conjurer le sort je les ai embarqués dès le réveil et sur la route avec quelques Morrissey au passage.

Entre le moment où je pose les pieds par terre le matin (sauter du lit serait un peu trop enthousiaste pour décrire ce grand moment de la journée) et le retour le soir, j'ai déjà au minimum 3 heures disponibles pour écouter de la musique. Et je vois déjà mon disquaire se frotter les mains ou plutôt calculer de combien de jours il va pouvoir retarder la fermeture de son magasin grâce au fait que j'ai donc comme qui dirait un nombre d'heures de cerveau disponible conséquent par semaine.

Donc aujourd'hui c'était journée Smiths et Morrissey, et je remets ça bientôt pour bien faire le tour de la question. Il y a encore des heures devant moi.

Une bonne référence , pour faire le tour justement, les disques rayés : http://www.telerama.fr/musique/the-smiths-1,47233.php

et le fameux morceau qui m'a empêché de dormir c'est celui-là ...

mardi 25 mai 2010

Tout et son contraire et mourir de soif

Entre un rythme (un peu trop tranquille) ou effréné, je ne choisis pas. C'est le moment et l'envie qui dictent leur pas. Voilà comment j'ai failli mourir de soif. Trois heures devant le PC en mangeant à peine, juste pour écrire les dernières impressions du moment. Ca fait trois mois que je n'avais pas écrit une ligne sur ce blog, cette soif-là était certainement primordiale.

La suite, c'est Pamela Hute dont j'avais découvert le titre "Hysterical" sur iTunes (un nouveau morceau est offert toutes les semaines) il y a un moment. J'attendais l'album avec impatience pour voir s'il était du même tonneau. "Turtle Tales from Overseas" est sorti le 3 mai 2010. En écoute intégrale sur Deezer, je l'écoute régulièrement et je commence à penser que c'est mon prochain achat. Une voix rafraîchissante dans l'univers du rock. Pas de fioritures. Je déteste les voix de diva crâneuses, les criardes, les traînantes, les nasillardes, les trop aiguës, c'est pas mon truc. Placebo et Gossip, je n'aime pas. Pamela Hute, c'est mélodieux, franc et  efficace. Avec une bonne guitare électrique évidemment.



et je ne résiste pas à cette vidéo de Taratata, même si le son n'est pas terrible, un duo Pamela Hute avec Shaka Ponk, un groupe bien pêchu que j'adore !

The French cowboy dans le cornet surprise d'Astropolis au Dellec

Un article sur le nouvel album des French Cowboy, attendait bien tranquillement en mode brouillon depuis 3 mois. C'est qu'il me faut le temps pour me faire une idée sur un album. Il n'est pas rare que je change d'avis, des fois un mois après, en bien ou en mal.
Dans le bonheur de la découverte, j'avais créé une page. Quelques références, la critique du Cargo trouvée .  Un parallèle entre la chanson "You're not alone" et une chanson de Smoke Fish. Oui, ça m'arrive très souvent d'établir un parallèle entre un morceau et un autre.


French Cowboy - It's a Question Of Time from havalinarec on Vimeo. (j'adore ce morceau)

Et finalement je ne suis pas douée pour décrire un album. D'autres le font bien. Je transcris ce que je ressens et encore ! J'essaye surtout de partager mon enthousiasme pour un groupe et de dire si oui ou non j'ai bien aimé un concert. C'est très très subjectif de toute façon.

Et voilà. The French Cowboy, je ne pensais pas les revoir de si tôt. J'avais découvert lors de leur concert à la Carène il y a deux ans ce qu'étaient devenus les Little Rabbits et le résultat me plaisait bien aussi.  Depuis presque 3 mois j’écoutais leur dernier album en version intégrale sur Deezer (voir le lien plus haut), et décidemment, je me disais bien que je finirais par acheter le CD. Et là , il y a 15 jours, je découvre leur nom sur une affiche d’Astropolis pour la St Yves avec d’autres artistes. C’est trop beau, après tout il est possible qu’un groupe d’électro porte le même nom ? Assez peu d’infos sont diffusées et je n’ose y croire jusqu’à ce que je voie le royal emblème orner la batterie installée sur scène. J'ai dû saouler tout le monde jusqu'au début du concert.
Bon on ne peut pas dire que le son avait la classe de celui des salles de la Carène, mais un concert en extérieur, avec un soleil narguant les normales saisonnières, le Bout du bout du Finistère en shorts et en tongs, les chansons en tête ... c'était un véritable plaisir !!!
Un peu de chance pour le temps, le nez des organisateurs (l'équipe d'Astro : merci !) et leurs oreilles ont tout simplement fait de cette journée un moment hors du temps, le bonheur de profiter d'être dehors, ensemble, en musique. Une ambiance bon enfant très appréciable. Et un CD de plus pour la route.

Les autres groupes étaient aussi super : le mix rafraîchissant des Switch On's, dansant et assez tranquille par ce soleil, qui collait très bien avec le bonheur de danser pieds-nus sur la pelouse, puis les bien nommés Fortune pour clôturer en fin d'après-midi.

Pour la suite de la journée, j'allais au concert de Wire en me fiant aux copains et à quelques écoutes chez Dialogues. J'ai mis longtemps à rentrer dedans et franchement j'ai trouvé le son trop fort ce qui m'a un peu déçue. J'aurais pu mettre cela sur le compte de la nouveauté pour moi, mais apparemment je n'étais pas la seule.Bref. Après quoi une soirée dansante "années 80" en hommage à la mythique boîte le  "Mélo" a fini de nous achever. Sur les rotules, en sueur (c'est crado mais ça fait un bien fou), nous réintégrâmes nos pénates avec la fatigue d'une journée bien remplie.



Le myspace de French Cowboy c'est par ici : http://www.myspace.com/thefrenchcowboy
Et Smoke Fish : http://www.myspace.com/smokefish

Les moustaches de Flanders frémissent et la Terre Tremble !!!

Je suis revenue comme je suis partie, sans préméditation. Après m’être posé pas mal de questions, avoir cédé à la fatigue, pas forcément physique, simplement avoir perdu l’envie. En tout cas l’envie d’écrire.
Et voilà, elle est là l’envie. Quelques moments, quelques bonheurs tout tout frais égoïstement personnels que j’ai furieusement envie de partager. Alors me voilà, avec mes jeux de mots pourris et associations d'idées saugrenues. Au rythme de mes envies. Céder de nouveau à une course vertigineuse. Courir et avoir envie de plus encore. Le pétillant de la vie.

C’était au Festival Sonore organisé par Penn ar Jazz et la Carène. Il y avait eu un trio de musiciens foutrarques, bruitistes instrumentistes qu’on avait écoutés assis par terre le samedi soir. " Ghédalia Tazartès / Jac Berrocal / David Fenech ". Des créations sonores qui demandaient de la concentration mais ces artistes nous emmenaient avec eux dans leur univers poétique et malicieux, irrévérencieux. Limite foutage de gueule professionnel. On ne savait pas trop en quelle langue ils chantaient mais ce n’était pas grave. Ce n'était pas essentiel.

On sortait détendu et la chaleur s'étant bien insinuée dans la journée persistait et nous donnait envie de nous assoir tranquillement dans le hall en sirotant un verre et en attendant la suite.

La suite, justement, c’était un autre trio. La Terre Tremble !!! Ne vous y fiez pas, ces 3 là envahissent vos oreilles comme s’ils étaient 10. Ca commence tout calme pour envoyer grave.

Et là on regrette très vite d’être assis. Les pieds trépignent dangereusement sous la chaise et menacent de se faire la malle.


LA TERRE TREMBLE !!!! from La Boîte à Films on Vimeo.

Le batteur mouille sa chemise et pas qu’un peu. On a peur pour lui qu’il frôle la crise cardiaque. J’ai rarement vu quelqu’un jouer avec autant de quelque chose qui ressemble à la colère. Flanders qui se transforme sous vos yeux incrédules en dangereux psychopathe, c’est un peu ça le résultat. On sent le travail et la construction. Super voix, mélodies et guitares électriques. Travail, c’est aussi le nom de l’album et ce n’est pas volé. Putain, j’en veux encore.




On est reparties avec le CD. Et en se disant qu’après ça il n’était plus possible d’écouter mieux. Juste là, c'était la conclusion parfaite d'une journée mémorable.

Et le plaisir de partager me permet, en fouillant pour faire passer ce que les mots ne suffisent à rendre, de découvrir les concerts à emporter du groupe par la Blogothèque. Enjoy.


La Terre Tremble !!! - A Take Away Show - Part 1 from La Blogotheque on Vimeo.



dimanche 4 avril 2010

Le 5ème homme

Je suis allée voir le concert d'EZ3kiel vs Hint à la Carène jeudi dernier, le "Collision Tour". Vuneny en assurait la 1ère partie.
Aucune connaissance desdits artistes (de nom pour EZ3kiel), juste une ou deux écoutes sur Youtube et la certitude que ça allait envoyer du gros. D'après le pitch (bien fait), deux groupes venant d'univers très différents, noise pour Hint et électro-dub pour EZ3kiel. Un très bon article de Mowno ici en dit plus à ce sujet.

Et collision il y eut.  Et vraie découverte. Bon je suis fan de Rage against the Machine, ça compte un peu !!! A part des copains qui pignaient parce que ça aurait pu envoyer plus et qu'il n'y avait pas de voix (juste sur 1 ou 2 morceaux), moi j'étais contente. Des sons lourds et d'autres plus aériens, de bonnes basses, des guitares, deux batteries, le synthé. A part ça c'est dur de décrire pour une néophyte et je vais éviter. Les morceaux sont composés en 3 temps : une entrée en matière plutôt calme comme grondant sous terre, une montée en puissance et une explosion plus ou moins violente.

J'avais vu la vidéo de présentation du tour (voir reprtage de Mowno) et la vidéo de "Versus" et m'attendais donc à quelque chose d'approchant, puissant et mélodieux . C'est le morceau que j'ai préféré mais tous n'étaient pas aussi aériens.


Maintenant pour se faire une idée il existe un live CD + DVD du Collision Tour 2009, également en écoute intégrale sur Deezer. J'ajoute un lecteur avec ces morceaux ainsi que l'album de Vuneny (aussi en écoute sur le site).

Découvrez la playlist Collision Tour 2009 avec Ez3kiel & Hint


Mon petit jeu lors des concerts consiste à dissocier chaque instrument des autres. Focaliser sur la batterie, puis revenir à l'ensemble, puis sur la guitare pour voir la contribution de chacun. Des fois c'est difficile, mais finalement c'est un assez bon indicateur pour savoir si le son est bien géré. Là c'était bien le cas. Car un concert, je peste assez souvent comme ça, peut être complètement raté si les balances sont mal faites, le son trop fort, bref, les musiciens auront beau jouer super bien, le résultat n'est pas à la hauteur de leurs efforts.
Tout ça pour arriver au titre de l'article. Quand je parle du 5ème homme (j'aurais pu dire 6ème ou 10ème), je pense au son et aux lumières, aux personnes de l'ombre qui en fond de salle contrôlent ce qui se passe sur scène. Ce qui m'a frappé et que je retiendrai particulièrement des concerts de Vuneny et du Collision Tour, c'est plus qu'un habillage cette mise en scène de lumière.


Pour EZ3kiel vs Hint, le jeu de lumière tout en ombres, lumières bleues et fumées m'a beaucoup fait penser au concert de Ghinzu que j'avais vu dans la même salle l'année dernière. Je n'avais pas été emballée par leur mise en scène pour deux raisons.
D'une part, j'aime regarder les musiciens jouer même si je ne comprends rien aux accords (ne serait-ce que pour le petit jeu décrit précédemment) et là c'était impossible de voir quoi que ce soit. Frustration. Ensuite, le parti pris ambiance mauvais garçons buvant de la bière semi-bourrés dans je ne sais quels supposés bas fonds (bar de jazz ? c'est pas le style) m'a paru surjoué. C'est pas tout d'avoir l'idée, il faut l'assumer et la jouer. Pas pris. Cette fois l'obscurité et la fumée habillaient vraiment le fond de scène ce qui permettait de voir les musiciens jouer, et c'était nettement mieux.

Pour Vuneny, et c'est dommage que je n'aie pas trouvé de vidéo potable pour illustrer, ils n'étaient que 2 sur scène, sur la grande scène où trônaient déjà 2 batteries en fond et tous le matos lourd pour la suite des hostilités. Bien sûr ils ont assuré, mais la lumière a largement contribué à animer la scène. Je n'ai pas compté mais il y avait bien une quinzaine des faisceaux dirigés un peu dans tous les sens, vers le public, et sans être à un son et lumière de Jean-Michel Jarre ils se sont vraiment appuyés dessus. Un grand bravo pour ce show. Sinon, autant acheter le disque :))

En écrivant cet article j'ai écouté le live du Collision Tour ainsi que "Heligoland" de Massive Attack. En écoute là.
Je commence à avoir l'impression de leur faire de la pub.

mercredi 31 mars 2010

Sous les visages : de la difficulté de rendre compte d'une pièce de théâtre

Je sors de la pièce groggy et assez contente d'y être allée seule finalement. En vrai j'appréhendais un peu, j'avais tenté de refuser la place offerte par une copine qui ne pouvait pas y aller. Mais c'était un cadeau de remerciement, bref je n'avais pas pu refuser.

Je sors de la pièce avec des questions et une boule et je n'ai pas envie d'en parler. Pas tout de suite. J'aurais pu rester assise, là, s'il n'avait fallu vider la salle. Le temps de transition "Retour maison" aide un peu à revenir dans ma vie à moi et à ne pas rester sur ce siège. Je commence par me poser les questions et je laisse la boule pour plus tard. Rien qu'en l'écrivant elle refait surface.

Je cherche un peu, que dit-on de cette pièce ? Ce que je lis, ce n'est pas ce que j'ai vu.
Comment en rendre compte alors ? Avec ses tripes, pas en bavardant autour d'un thé et de sucreries. Ca ce sera pour plus tard, après une certaine distanciation d'avec les émotions ressenties. Tout de suite, c'est là bien net dans ma tête et mon ventre. Je regardais les gens autour de moi, ma voisine était prof apparemment et je me demandais comment ils pouvaient bien ressentir toute la réalité de la pièce sans l'avoir vécue, l'expérience du licenciement ? Autour d'eux il doit y en avoir des proches touchés par le fléau. Combien sont sortis de là en fermant bien leur manteau, rassurés de leur sort avec un petit soupir "c'était fort mais c'était beau hein" ? Ah oui.

Les mots clé sont là : licenciement, inadéquation au poste, aliénation au travail. Pour résumer, c'est l'histoire d'une jeune femme, Agnès, qui perd son emploi. Plus exactement, qui se fait licencier. Elle fait plusieurs boulots apparemment, dans quel ordre ce n'est pas très clair : supermarché, télémarketing. La scène de phoning, criante de vérité, une amie me l'a décrite textuellement : laissez vos cerveaux à l'entrée et reprenez-les en partant. Infantilisation, une vente est saluée par des applaudissements. Si certains s'en accomodent, ce n'était pas son cas. La suite, la dépression et un certain laisser-aller.


La deuxième partie m'a un peu perdue en route. D'après les critiques, une membrane réalité/télévision se dissout et on se retrouverait dans une réalité transformée par Agnès. Cet aspect-là ne m'a pas trop marquée, soit que je ne l'ai pas compris, soit qu'il ne m'a pas touchée. Je pense que la pièce a pu être remaniée entretemps, d'après certaines lectures qui du coup ne m'aident pas trop à me retrouver. Aujourd'hui les personnes que je connais ne se rêvent pas à travers un écran de télé mais d'ordinateur, de jeux en réseaux en mondes virtuels, ils se créent un personnage déconnecté de la réalité mais surtout déconnecté d'un monde du travail où ils n'ont pas trouvé leur place ou ne l'ont plus.

C'est peut-être ça "Sous les visages", ce personnage que nous sommes, perçu à un moment par certains, qui n'arrivent pas à comprendre que la réalité est bien plus complexe qu'une case pratique pour ranger les gens, que les définir à travers un métier ne suffit pas et que si le "moi" peut se résumer à ce qu'ils en savent, il ne saurait s'y réduire.

J'ai vraiment aimé le spectacle (surtout le début) ainsi que la mise en scène. Réaliste et poétique. La voix d'ouverture, qui me fait penser à une actrice française dont je ne retrouve pas le nom qui j'espère me reviendra, une voix entre celles de Valérie Bruni Tedeschi et d'Amira Casar. Les acteurs sont excellents, les actrices notamment avec un jeu et une performance de danseuses contorsionnistes. Bravo pour l'accompagnement du Quartz. J'ai mis un moment à comprendre comment fonctionnait le décor, dans lequel les personnages se faisaient happer, apparaissaient ou disparaissaient.


Photo  ©Alain Monot

La première partie m'a fait l'effet d'un miroir, d'où une baffe gigantesque. Elle m'a rappelé des situations vécues, par moi ou par mes proches, racontées comme on peut les raconter sans détour à quelqu'un qui peut comprendre l'angoisse de ne pas avoir de port en vue, qui comprend pour l'avoir vécu de trop près et ne risque pas de s'effondrer face au sentiment d'incapacité dans lequel on se retrouve face à l'autre. Dans le spectacle, c'est une vérité que l'on cache en se forçant pour ne pas faire peur aux parents, suivi de la "mise à nu" (après coup, je repense à l'Adversaire avec Daniel Auteuil, qui relate un fait divers, la vie d'un homme qui a préféré vivre dans le mensonge et tuer sa famille que de les/se confronter à la vérité). Les parents qui ne comprennent pas le contexte, essayent maladroitement d'aider et se trouvent infiniment et tristement inutiles.

J'ai regretté que la colère évoquée au début ne se transforme en rien car ce n'est pas dans ma nature. Ou qu'il n'y ait pas de conclusion à cette colère. En chacun la réponse. Parfois la colère n'aboutit à rien d'autre qu'à l'acceptation de soi-même et de sa situation. Et la seule chose que l'on peut faire, c'est d'accepter, soi ou l'autre, à défaut d'avoir les clés pour tout comprendre.

Sous les visages, pièce de et par Julie Bérès, avec la Compagnie Les Cambrioleurs
Plus ici , et je vois la catégorie choisie par Télérama : théâtre acrobatique.

lundi 29 mars 2010

Revenge (Dark night of the soul) traduction

Sur demande, une traduction de cette chanson.



Le texte d'origine pour commencer

Danger Mouse And Sparklehorse: Revenge
This song is performed by Danger Mouse And Sparklehorse, appears on the album Dark Night Of The Soul (2009) and features The Flaming Lips.
http://lyrics.wikia.com/Danger_Mouse_And_Sparklehorse

Pain
I guess it's a matter of sensation
But somehow
You have ways of avoiding it all

In my mind
I have shot you and stabbed you through your heart
I just didn't understand
The ricochet is the second part

Cause you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once you've sought
The path of revenge
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more that it hurts me

Strange
It seems like a character mutation
Though I have all the means
of bringing you fuckers down
I can't make myself
To destroy upon command
Somehow forgiveness
lets the evil make a loss

No you can't hide
What you intend
It glows in the dark
Once we become
The thing we dread
There's no way to stop
And the more I try to hurt you
The more it backfires
The more it backfires
The more that it backfires


La traduction pas littérale

j'imagine que la douleur est une question de perception
mais d'une certaine façon il y a des manières de l'éviter

dans ma tête
je t'ai tiré dessus et poignardé dans le coeur
je n'avais simplement pas compris
que la suite, c'est que ça allait ricocher

car tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois que tu as cherché
le chemin de la vengeance
il n'est plus possible d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela me fait de mal

Etrange
on dirait un changement de caractère
bien que j'ai tous les moyens
de vous mettre à terre, connards
je ne peux pas me forcer
à détruire sur commande
d'une certaine manière pardonner
fait perdre le mal

Non tu ne peux pas cacher
tes intentions
elles brillent dans l'obscurité
une fois qu'on devient
la chose qu'on redoute
il n'y a pas moyen d'arrêter
et plus j'essaye de te faire du mal
plus cela se retourne contre moi (x3)

dimanche 28 mars 2010

Ariane Moffatt à l'espace Keraudy

J'avais eu l'occasion et le plaisir de voir Ariane Moffatt au mois de novembre dernier à ... Plaisir :)

Pour le coup, je publie la note que j'avais rédigée à l'occasion (placée là au 24 novembre 2009, héhé, j'ai fini par découvrir qu'on peut modifier la date des publications ... je vais pouvoir ajouter mes archives).
J'avais été enchantée de la découvrir sur scène, pétillante et énergique.

Cette fois, ayant eu l'occasion de mieux connaître ses chansons entretemps, j'espérais apprécier encore mieux le concert et la soirée. L'annonce d'un nouveau batteur m'avait cependant déçue et me laissait dans l'expectative tant nous avions été enchantés par la performance du batteur précédent.

Déception est le mot qui résume le mieux la soirée de mon point de vue (et pas forcément pour mes amis). Pas le même set, pas le même batteur, pas le même guitariste non plus apparemment, son moins bien réglé, un bon concert bien mais moins pêchu qu'en novembre.

Elle revisite toujours ses morceaux pour leur donner une tonalité plus rock et électro que sur l'album, ce qui m'enchante (sinon autant écouter l'album chez soi) mais plaisait moins à une de mes amies. Alors, le set a-t'il été revu pour convenir au plublic de l'album ? C'est la fin de la tournée (il reste 3 dates) et la fatigue se ressentait. C'est probablement plutôt pour cette raison que le set a été revu, ce qui a donné lieu à un concert beaucoup plus calme, moins de morceaux rock et électro. La dernière fois elle s'était également permis plus de digressions, partant carrément dans un délire reggae dub en fin de chanson (sur "Montréal").

Bien sûr, restent le dialogue avec le public et le plaisir des mots, cependant gâché par les réglages son et micro. Quand je revois les vidéos que j'avais prises en novembre avec un petit appareil photo, le son est net alors qu'hier la voix était parfois nasillarde (plus les autres problèmes de son sur la batterie ou la guitare).

La salle était bien plus remplie qu'à Plaisir et le public vraiment en demande, nous avons eu 2 rappels malgré les signes de fatigue. Très surprenant, j'ai vraiment eu l'impression que l'énergie leur revenait au dernier rappel !!! Et le concert s'est terminé sur "Blanche" et "poussière d'ange" qui commencent tranquillement pour se terminer vraiment rock. De quoi donner une idée de ce que le concert aurait pu être à ceux qui la voyaient pour la première fois.



Un très bon fil musique Télérama, Ariane Moffatt en concert privé (en 3 parties)
http://www.arianemoffatt.fr/
http://www.youtube.com/arianemoffatt
http://www.myspace.com/arianemoffattmusique

samedi 27 mars 2010

Jessie Evans / Jesca Hoops les femmes s'en mêlent

En toute franchise je n'avais pas prêté attention à ce concert à cause de l'intitulé "les femmes s'en mêlent". Perso, le féminisme n'est pas mon combat, je peux comprendre (enfin je crois) que certaines y tiennent mais non merci, je préfère fustiger les magouilles politico-financières et dépenses publiques d'élus intéressés ici et là.

Toujours est-il que mercredi, je tombe sur un article de Télérama. Jessie Evans s'en mêle, la "punkette-vamp californienne" qui vit à Berlin. Haha voilà qui est intrigant. L'article lu et quelques vidéos plus tard, je sais ce que je fais de mon vendredi soir.

J'ai raté un peu la moitié du concert de Jesca Hoops qui ouvrait le bal. Chansons folks mélodieuses. Très calme en comparaison de sa bondissante consoeur, néanmoins touchante et non dénuée de présence. Elle chante guitare en mains, seule une choriste vient l'accompagner sur la fin. Bien aimé. C'est difficile de faire la première partie de Jessie Evans.
http://www.myspace.com/jescahoop




Jessie Evans.
Imaginez une femme aux membres élancés, arborant une combinaison moulante de serpent. D'emblée, elle captive l'attention. L'affiche le suggérait déjà, elle a vraiment le physique de Josephine Baker et se balance telle une danseuse de cabaret. Un regard (fards et faux cils!) et un déhanché hypnotiques. Elle occuppe la scène et descend dans le public. Elle prend l'espace, n'hésitant pas à se frayer un chemin en poussant une personne qui la gêne. Fermement mais sans violence. Ca c'est pour le côté physique. On l'imagine plus grande lorsqu'elle est sur scène. Un mélange entre un félin et une déesse inca. Sexy et sensuelle. Une gestuelle travaillée, mélange de pom-pom girl, de danse tribale et de cabaret.

Côté musique, une voix de velours, posée, pas trop grave avec un timbre particulier. Techniquement (ah oui, cet aspect me semble souvent superflu) je me demande quand même comment elle arrive à chanter, jouer du saxo sans perdre son souffle en dansant comme ça. Elle, un batteur (excellent, mais elle l'efface lui aussi), un accompagnement électro. Pour le style musical, je m'aventure dans une description imparfaite : c'est un mélange de mambo électro très dansant.  Très très dansant. Ca donne la papatate. J'ai dansé, grand sourire au lèvres, savourant chaque note et chaque ondulation comme un élixir de vie.
http://www.myspace.com/jessieevansmusic


jeudi 25 mars 2010

Mots clé : le succès de la réussite

J'utilise Google Analytics pour suivre les visites du blog. Ca sert juste à voir si mes bêtises intéressent quelqu'un, autant dire que si j'écris pour moi pas besoin de publier.

Voilà le résultat des recherches par mot clé, c'est à dire les gentils internautes (vous) arrivent là en tapant ces mots dans un moteur de recherche type google :

1. y a pas de vie... juste le travail: soit c'est un livre que je ne connais pas soit ces personnes sont candidates au suicide. J'espère les avoir aidées dans un sens ou dans un autre.
2. porn mix grosses : !!!! ... mais bienvenue !!
3. pas que le travail dans la vie : ok, là je comprends
4. blogger : un peu vague mais pourquoi pas

D'après le point n°2, il semblerait que ma stratégie de mots clé ait une faille quelque part ... je cherche encore où ... Mais après tout il est encore temps de songer à un repositionnement stratégique plus vendeur.

mercredi 24 mars 2010

Mes madeleines (2) : l'héritage familial (ou conseil aux parents)

L'héritage familial, qu'on le revendique ou qu'on s'en éloigne, c'est toujours un peu lourd. Pour moi, ça commence par "l'internationale" que mon oncle chantait pour faire bisquer (et surtout marrer) mon arrière-grand-mère. Ca change un peu du sampiternel "bon anniversaire" et puis ça fait toujours son effet.

la relève est assurée

Chez mes parents, il y a toujours eu plein de vinyles et de CDs ... qu'ils n'écoutaient jamais. Des pochettes religieusement triées (bat les pattes t'as pas les mains propres), Barbara et l'intégrale des Beatles cotoyant les Chaussettes noires, Gainsbourg et les classiques du Jazz et de la musique classique. Bref, un temple regardé de dessus ou de côté mais pas de trop près quand même tu vas rayer le disque.

Et à côté de ça, il y avait les grands-parents qui écoutaient de la musique à longueur de journée : Rondo Veneziano (sisi, j'ai été lobotomisée fan à 10 ans ), Claude François et Joe Dassin (j'aime encore).  Ca sert toujours lors des quizz. Et puis Bourvil. Avec un papi pitre de la première heure, il adorait, et nous aussi.
Après on a eu droit comme tout le monde au marketing des Chantal Goya, Dorothée, les Musclés et leur acolytes réunis, et c'était pas facile de résister.

Bourvil, c'est donc ce qui m'est arrivé de mieux avec Jo Dassin, malgré les efforts parentaux pour nous faire écouter Henri Dès, Nana Mouskouri, sans parler de Picolo et Saxo ou Pierre et le Loup. Ca c'est quand même un truc de base : c'est superbe, mais à 10 ans on s'en fout un peu. Je pense être à peu près mure pour écouter ça aujourd'hui.

Bref, tout ça pour dire que c'était pas gagné d'avance, mais que ça aurait pu être pire. Des fois le salut tient à peu de choses. On verra comment je me débrouillerai  un jour (ou pas).

Bourvil
On connaît A bicyclette, la tactique des gendarmes. Moi je ris encore en écoutant "rondes et chansons enfantines" un superbe album pour enfants. La belle abeille, le vieux tromblon.... voilà.


Bourvil - La belle abeille
envoyé par Polissonne-bis. - Regardez plus de clips, en HD !

Quant à moi tout va bien merci, j'écoute Death Cab for Cutie en écrivant cette note.